Oran - Revue de Presse

Difficulté de circuler à l’intérieur d’Oran



Dégradation poussée des chaussées A circuler sur des voies de communication nouvellement asphaltées, les hôtes de la ville de Sidi El-Houari penseraient que les Oranais roulent sur du velours. En effet, s’il est vrai que les principales artères, par où transitent les milliers de véhicules qui circulent à Oran, ont été récemment retapées à neuf, avec en sus la pose d’un tapis digne des grandes métropoles, des centaines de rues, avenues, ruelles, venelles et passages qui ont peut-être échappé au recensement des points noirs, se trouvent dans un état de dégradation poussée et qui ne fait pas honneur aux décideurs et gestionnaires. Pour preuve, au centre ville et aussitôt l’avenue Larbi Ben M’Hidi quittée, les automobilistes qui ont à faire au quartier populaire de Saint Pierre et qui s’aventurent dans ses ruelles le regrettent amèrement au point de s’en mordre les doigts et se maudire de l’avoir fait. Pour ceux qui l’ignorent, sitôt l’avenue asphaltée quittée, la plupart des voies de communication des rues adjacentes sont sinon impraticables, du moins particulièrement dangereuses pour les systèmes de suspension et les nerfs. Du côté de l’avenue Khemisti, la situation n’est pas plus reluisante. Ici aussi, les suspensions et les nerfs des gens qui, par mégarde, s’y aventurent sont soumis à rude épreuve. Jalonnées de nids de poule de l’envergure de cratères d’obus de mortiers, ces voies, ressemblent plutôt à un gigantesque gruyère qu’à des routes situées en milieu urbain et de surcroît dans la deuxième capitale du pays et sa plus grande commune. Concernant les voies que l’on pourrait classer parmi les plus sinistrées, on cite, pêle-mêle, la rue Mira où siège pourtant la représentation locale du RND, celle des Frères Tafraoui, de la Mactaa, Djebbour Maamar, de Mascara de Béranger, l’avenue Saïm Mohamed -anciennement appelée Saint Charles-, l’interminable avenue de Sidi Chami, celle d’Arcole, une partie de celle du Colonel Ahmed Benabderrezak -au niveau du pont de la Casoran-, la rue de Prague, une partie de celle de Mostaganem et jusqu’au boulevard de l’ANP au niveau de la cité universitaire Haï Badr. Cette situation n’étant pas propre aux quelques voies citées, les Oranais et leurs innombrables hôtes ne comprennent pas pourquoi les parties en charge de ce volet ne semblent prendre soin que des boulevards, avenues et rues par lesquels passent, de temps à autre, des cortèges officiels. La dégradation et la non conformité aux normes universelles ne concernent pas que les anciennes voies. Ainsi, du côté de l’imposant pont El-Bahia, des malfaçons en relation avec les travaux de finition ont été signalées par de nombreux usagers. A la décharge de l’APC d’Oran dont les moyens sont limités si l’on considère le travail titanesque qui en est attendu, les automobilistes imputent cette situation à l’Etat dans les caisses duquel sont versés les rentrées de la vignette tout aussi bien que les revenus de la Sonatrach. A partir de cette idée qui, à force de se répéter devient une certitude et une conviction, les automobilistes n’hésitent plus à mettre à l’index l’Etat et ses représentants départementaux et locaux. En tout état de cause, hier, aux environs de 11 heures, du côté de la rue Mira, K.N., un jeune émigré qui se trouvait au volant d’une superbe BMW dont un pneu venait de crever, n’a pas été tendre avec les services chargés de l’entretien de la chaussée. Hors de lui, il a asséné «Devrions-nous constamment compter sur autrui pour entretenir nos voies de communication ou faudra-t-il qu’un président visite cette bonne ville pour que les responsables se mettent au travail?» Une remarque et une sentence pleines de sens et qu’il faudrait peut-être méditer.
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