En cavale depuis neuf ans, un accusé, B.A.., impliqué dans une affaire
d'agression mortelle, a été finalement interpellé et jugé hier par le tribunal
criminel. Il devait répondre des principaux chefs d'accusation d'association de
malfaiteurs, de vol qualifié et d'homicide volontaire.
Selon l'arrêt de renvoi, à
l'époque des faits, l'après-midi du 9 janvier 2001, dans le jardin de la
Promenade de Létang, sis sur le territoire du secteur urbain de Sidi El-Houari,
le mis en cause a participé avec 13 de ses complices (jugés et condamnés chacun
à 20 ans de réclusion) à une agression suivie de vol dont ont été victimes
trois militaires en permission. L'un d'eux, B.R., a succombé à ses blessures au
niveau du service des urgences du CHU d'Oran quelques minutes après son
admission. Le fuyard a été dénoncé par un compère, S.A., un mineur
multirécidiviste qui l'a accusé du crime.
Hier à la barre, l'accusé a
réfuté en bloc les griefs retenus contre lui en argumentant ses déclarations à
travers le fait que «son dénonciateur avait une dent contre lui». Le
représentant du ministère public a mis en évidence le fait que «l'inculpé avait
beaucoup à se reprocher en prenant la fuite», avant de requérir une peine de 20
ans de réclusion à son encontre. L'avocat de la défense a plaidé non coupable
et demandé l'acquittement. Au terme des délibérations, le tribunal criminel l'a
condamné à trois années d'emprisonnement, en l'innocentant du chef d'accusation
d'homicide.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Rachid Boutlélis
Source : www.lequotidien-oran.com