Une bonne nouvelle pour les nombreux habitants de l'USTO. Une salle de
soins est opérationnelle depuis plusieurs jours, et ce en attendant l'ouverture
très prochaine d'une polyclinique. Avec ces deux premières structures du genre
et qui s'ouvrent après 30 ans, les malades de ce quartier à forte densité de
population n'auront plus à se diriger vers la polyclinique d'Es-Seddikia ou
d'autres structures éloignées.
Toutefois, la nouveauté réside,
et c'est une première à Oran, dans le fait que pour la salle de soins, elle a
été réalisée dans un vide sanitaire, appelé communément cave, qui servait de
dépotoir et qui a été même squatté par un indu occupant. Cela a été rendu possible
à l'issue d'un accord passé entre l'OPGI et la DSP d'Oran portant sur
l'affectation de plusieurs de ces espaces perdus pour mieux les rentabiliser.
Cependant, la tâche n'a pas été aisée, selon le directeur de l'EPSP
d'Es-Seddikia, en raison de la résistance de son ex-occupant et parfois il
fallait recourir à la force pour le faire évacuer.
D'une superficie de près de 200
m², en attendant d'éventuelles extensions, la salle de soins en question
comprend la consultation en médecine générale, un fauteuil dentaire ainsi qu'un
service de prévention maternelle et infantile (PMI). Notre source indique
également que les travaux ont duré trois mois et que le coût de l'opération a
été de l'ordre d'un million de dinars, une enveloppe endossée par l'EPSP.
Quant à la polyclinique, qui
présente un aspect architectural adéquat avec le cadre de la cité, elle a été
implantée à proximité de la 20e sûreté urbaine. Le projet financé par la DSP
d'Oran a atteint la phase finale dans sa phase travaux et celle de l'installation
des équipements devrait survenir incessamment. Selon le directeur de l'EPSP
d'Es-Seddikia, l'activité sera assurée en H12, avant de réunir les conditions
notamment humaines pour le lancement de la garde médicale.
Ceci étant, il apparaît
clairement que les nombreuses réalisations qu'a connues la wilaya d'Oran au
plan des infrastructures ne semblent pas avoir été accompagnées par une
stratégie en matière de recrutement des personnels. Ce déficit est décrié par
les gestionnaires qui sont contraints de redéployer leur personnel, ou bien de
faire des acrobaties inimaginables pour faire fonctionner les nouvelles
structures acquises dans la nouvelle carte sanitaire. Pour eux, cette situation
ne peut durer car l'objectif assigné à la nouvelle stratégie, qui est de mieux
asseoir le système de santé publique, à savoir une meilleure accessibilité aux
soins, est loin d'être atteint. A ce titre, c'est la fonction publique qui est
de nouveau pointée du doigt, car l'approbation des plans de gestion connaît des
lenteurs, alors que la demande est parfois pressante.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com