Oran

DEUX COLLOQUES LUI ONT ÉTE CONSACRES à ORAN La violence inquiète les spécialistes



DEUX COLLOQUES LUI ONT ÉTE CONSACRES à ORAN La violence inquiète les spécialistes
Coup sur coup, deux rencontres se sont tenues à Oran au CRASC ayant pour thème la violence que ce soit en milieu urbain ou en milieu scolaire, montrant ainsi que ce phénomène « des violences » inquiète et interpelle au plus haut point.
Que la violence comme phénomène de société soit abordée non plus seulement dans son cadre de lutte et de ce fait impliquant uniquement les services de police, mais également qu'elle le soit d'un point de vue sociétal et sociologique est nouveau C'est peut- être même l'amorce d'une nouvelle forme de prise en charge et de nouvelle politique de lutte contre la criminalité, et ce sont les membres des services de police qui poussent à cette approche. Nous en avons pour preuves, les explications du sous- directeur du service de criminologie de la gendarmerie qui dira lors de l'une de ces rencontres que parmi les causes de la violence, l'on retrouve à l'origine «la dislocation des liens familiaux et des liens dans la société» D'ailleurs celui-ci étayera ses propos par quelques chiffres montrant que pour 2008, les crimes violents étaient de 15% et ils sont passés à 17% en 2012, avec de plus en plus le recours à des armes lors des agressions. Par les chiffres, l'évolution de la criminalité fait état en 2008 de 49 956 crimes tous confondus qui étaient enregistrés, en 2011 on passe à 72 335 et en 2012 à 73 592. Cette déliquescence des liens familiaux à la base mais pas seulement, trouve encore toute sa pertinence dans les explications fournies par des sociologues en rapport avec les actes de violence dans les écoles. En effet, à titre d'indication, le secteur de l'éducation à Oran enregistre quelque 100 cas de violence dans l'année n'incluant pas ceux se déroulant à la sortie des établissements scolaires. Pour des enseignants et universitaires, à l'origine des violences dans les établissements scolaires, il y a la violence familiale. Là aussi il faut mesurer que les cellules d'écoutes et de préventions de la DGSN enregistrent des témoignages inquiétants sur les violences dont sont victimes les enfants et adolescents, «maltraitance, agressions sexuelles, coups, drogue, etc.» Les remarques faites par le sociologue Lahouari Addi à Oran sur la décennie noire en Algérie, la violence extrême qui a provoqué des traumatismes profonds dans l'ensemble de la société sont là aujourd'hui, dans la vie de tous les jours. C'est peut-être par là qu'il faut entamer la reconstruction des liens et traiter les conséquences de cette décennie noire.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)