Oran - Revue de Presse

Détournement de plus de 5 milliards à l’ENAJUC d’Oran



Les délibérations reportées Le tribunal d’Es Seddikia a mis en délibéré, pour la semaine prochaine, l’affaire du détournement de plus de 5 milliards de centimes à la société de conserverie ENAJUC d’Oran. C’est à la suite d’une plainte déposée par un citoyen qu’une enquête a été ouverte l’année dernière au sein de l’entreprise. Les investigations ont abouti à la découverte d’un trou financier estimé à 5 milliards 200 millions de centimes, selon l’expertise effectuée. Le directeur général de cette unité, L.A., ainsi que trois autres personnes, ont été arrêtés et présentés au magistrat instructeur qui placera L.A. et K.A. sous mandat de dépôt, le premier pour détournement, escroquerie et fausse écriture, et le second pour les deux derniers griefs. Les deux autres mis en cause, B.A. et B.Y., ont été placés sous contrôle judiciaire pour faux. L’enquête a révélé que K.A. a loué auprès de certains commerçants, avec lesquels il était, semble-t-il, de mèche, leurs registres de commerce qu’il utilisait à ses propres fins, bien entendu contre dédommagement. Le coup consistait à déposer un dossier d’achat comportant une copie du registre de commerce, celle de la carte d’identité nationale et un chèque de garantie d’un montant égal à la valeur de la marchandise demandée. Six dossiers ont été mis à jour, mais les résultats de l’expertise n’en identifieront que deux d’entre eux comme étant des faux. Appelés hier à la barre, les prévenus nieront en bloc les accusations retenues contre eux. Le directeur clamera son innocence en affirmant que toute cette affaire n’avait aucun sens. De son côté, K.A. reconnaîtra qu’il avait l’habitude de louer des registres de commerce auprès de tiers, pour son usage personnel, mais que jamais il n’a falsifié de documents ni utilisé de faux. Concernant les deux autres mis en cause, B.A. expliquera qu’il a fait intervenir B.Y. auprès du directeur pour qu’il lui dresse un calendrier de remboursement des dettes, ajoutant que c’est son propre père qui était client de cette société. Lors de leur audition, les témoins cités se confondront en contradictions. Toutefois, S.Y., le caissier de l’ENAJUC, chargera son directeur en déclarant que ce dernier monopolisait toutes les commandes faites, interdisant à quiconque de s’y mêler. Le représentant du ministère public a requis la peine de 8 ans contre L.A. et 3 ans contre les trois autres prévenus. La défense de chacun des mandants plaidera l’acquittement. Le tribunal mettra l’affaire en délibéré pour la semaine prochaine.
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