A quand la réhabilitation de la commission de voirie de la wilaya?
La pagaille en matière de conduite des travaux sur la voirie continue de faire parler d’elle à Oran. Ce n’est pas uniquement les traversées de gaz, d’AEP ou d’assainissement, de téléphone, d’électricité ou de fibres optiques qui continuent de créer ces désagréments et autres dégâts sans fin, c’est surtout l’absence de coordination dans la conduite des travaux qui est en cause. Au niveau du rond-point de la clinique Nekkache, c’est carrément le sommet du désordre! Et pour cause, plusieurs ouvertures de travaux de gazonnement réalisés par «Oran Vert» ont été tout simplement... détruites. Une situation incongrue qui renseigne, on ne peut mieux, sur le manque de coordination entre les services techniques et les concessionnaires de réseaux. Sans parler des désagréments causés aux automobilistes à chaque ouverture de chantiers. Même litanie au niveau du rond-point de l’ENSEP, plus exactement à proximité du puit de l’ADE où les déblais n’ont toujours pas été enlevés et ce, malgré l’achèvement des travaux de déplacements des réseaux, initiés pour les besoins du projet de réalisation du tramway d’Oran. Les temps ont passé, déplorent les riverains, et l’on ne relève aucune initiative de la part des concessionnaires visant à la remise en l’état de la chaussée selon les standards internationaux si ce n’est toujours les déblais qui jonchent la chaussée. Aujourd’hui, il est pénible de le dire, c’est pratiquement toute une tradition qui a disparu de l’agenda des gestionnaires locaux, celle de l’existence d’une commission de voirie pour laisser place, malheureusement, à un spectacle de désolation. Conséquences: des travaux à répétition pour l’ouverture «des réservations» et un manque à gagner important pour les collectivités locales. Il faut dire que c’est toute une expérience qui a été perdue de vue, malheureusement, commente une source responsable au niveau de la wilaya, qui se désole qu’on ne réalise plus de conduite de réservation au moment des réfections des chaussées. «Dans un passé récent, une commission de voirie avait pour objectif d’étudier l’ensemble des réseaux lors des opérations de réfection des différents corps de chaussée. Or, aujourd’hui on assiste à un manque patent de coordination des différents concessionnaires qui réalisent des «réservations» matérialisées le long du passage de la conduite du réseau», explique, la mort dans l’âme, un cadre de wilaya qui se désole face à une telle situation. L’exemple le plus édifiant est cette opération de renforcement du réseau électrique de Sonelgaz, au niveau du secteur urbain El Emir. Une opération de raccordement d’un transformateur dans le sous-sol d’un bâtiment, en face de la direction des Mines et de l’industrie.
Non seulement les ouvertures des tranchées béantes ont duré des semaines, voire des mois mais la remise en l’état a été tout bonnement bâclée. Le hic est que les choses se sont corsées après les dernières intempéries qui ont emporté les terres végétales, sans que personne ne puisse réagir. Il a fallu l’intervention de services de la wilaya pour que la remise en l’état de la chaussée soit immédiatement entamée. Gageons que les choses bougent pour la réhabilitation de la commission de voirie de wilaya pour éviter de casser le pot au lait.
Safi Z.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com