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Désignée comme modèle par la commission du tourisme: D'importants travaux d'aménagement de la plage de Madagh



Réputée pour sa magnifique plage tapissée de sable blanc, que la nature a enchâssée dans une crique en forme de fer à cheval, Madagh a été choisie comme modèle en prévision de la saison estivale 2020, apprend-on d'une source proche de la direction du tourisme et de l'artisanat. La commission de wilaya, chargée de la préparation de la saison estivale 2020, ?uvre actuellement à faire de Madagh une plage modèle disposant de tous les moyens relatifs aux conditions de repos, aux divertissements et à l'animation sportive et culturelle estivale et ce, conformément aux normes universelles, indique notre source. Tout a été pris en considération notamment l'environnement, l'aménagement des espaces de détente au niveau de la forêt, les accès à la plage, les parkings de stationnement, la réhabilitation des axes menant vers la plage, les postes de secours et des services de sécurité, etc. En cas de succès de cette initiative, ce qui n'est pas à écarter, la commission chargée de la préparation de la saison estivale envisage de la généraliser aux 33 plages que compte la wilaya d'Oran et ce, en en application des directives de la direction générale du tourisme du ministère de tutelle et du wali d'Oran. Toujours est-il que, complètement désertée durant la décennie noire, en raison notamment de son isolement, avant de ressusciter ostensiblement de ses cendres au début des années 2000, la localité de Madagh n'a finalement pas démérité cette désignation. Enferrée dans une zone à cheval, délimitant la daïra de Boutlélis à celle d'Aïn El-Turck, cette localité jouit de paysages naturels où l'air iodé est embaumé par les senteurs d'une végétation luxuriante. Réputée pour ses immenses superficies tapissées d'une magnifique végétation variée, qui demeure, fort heureusement, à l'état sauvage et surplombant la mer, sur le territoire de la commune d'Aïn El-Kerma, cette petite localité côtière constitue depuis ces dernières années le point de chute favori pour un grand nombre de familles d'Oran et de ses villes limitrophes, plus particulièrement les amoureux de la nature et les adeptes de la tranquillité. Nombre de ces familles ont fui la situation de déliquescence, qui a tendance à aller crescendo au fil des saisons estivales, prévalant sur les plages de la contrée d'Aïn El-Turck. Un quinquagénaire, rencontré sur les lieux où il s'est installé avec sa famille, en fin de week-end, à l'orée d'une zone boisée en bordure de la petite route en lacet menant à la plage de Madagh, pour profiter d'une journée ensoleillée loin de la pollution régnant dans la ville, n'y est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer ce qu'il a qualifié « de cruelle déchéance des plages d'Aïn El-Turck et de la lamentable ambiance qui y prévaut et tend à se détériorer encore plus chaque année », avant de renchérir : « Si nous allons à la plage, c'est dans le but de déstresser ». Notons en effet, selon les déclarations recueillies sur ces lieux par Le Quotidien d'Oran, que des familles ont dans la grande majorité opté pour cette zone côtière dans le but évident de fuir les brouhahas caractérisant l'essentiel de l'ambiance des localités surpeuplées et les plages, désormais bidonvillisées, jalonnant la contrée côtière d'Aïn El-Turck qui ont beaucoup perdu de leur aura à la faveur de l'incivisme et d'un stupide laisser-faire. Toujours est-il que tirant son originalité de l'extrême beauté naturelle de ses paysages, Madagh connaît depuis ces dix dernières années une affluence considérable en été et durant le printemps. En effet, selon le constat établi sur place, concoctés à l'orée des zones boisées, les bivouacs ont contribué à la création d'une certaine animation en cette veille de saison printanière. L'orée des zones fortement boisées, qui recouvrent de grandes superficies longeant de part et d'autre la route sinueuse, qui serpente en ces lieux, accédant à la crique de la plage de Madagh ont constitué les lieux de bivouacs en cette fin de week-end ensoleillé. « C'est l'endroit idéal pour faire un vide dans sa tête après la terrible monotonie drainée par la routine. Ici, nous respirons un air sain et les paysages, qui demeurent fort heureusement à leur état naturel, sont magnifiques et agréables au regard du contemplatif. Ces immenses espaces de végétation suscitent également l'exultation des enfants, qui se donnent à c?ur joie », ont commenté en substance des pères de famille, venus de la banlieue d'Oran pour y passer une journée. Des témoignages presque similaires ont été formulés à ce propos par d'autres familles, dont la majorité est habituée de ces lieux. Nos interlocuteurs ont argumenté presque à l'unanimité leur présence dans ladite localité par ce qu'ils ont qualifié « d'étouffement ressenti dans les localités d'Aïn El-Turck, qui s'identifie à travers le nombre effarant de bâtisses hideuses hors normes obstruant la vue sur la mer ». Selon le constat établi sur le terrain par Le Quotidien d'Oran, un certain nombre de ces familles, adeptes du bivouac dans cette zone, poussent leur randonnée jusqu'au port de Bouzadjar, dans la région d'Aïn Témouchent où différentes espèces de poissons sont proposées à des prix abordables par des pêcheurs en activité dans cette contrée et ce, contrairement aux poissonniers installés dans les différents marchés essaimés à travers la wilaya d'Oran. Joindre l'utile à l'agréable semble être à priori la principale devise de ces familles, qui en toute vraisemblance préfèrent les grands espaces en plus d'une vue panoramique sur la mer à couper le souffle. L'affluence en ces lieux ne commence à s'estomper qu'avec l'apparition de l'étoile du berger dans le ciel pour céder sa place au silence, troublé uniquement par les cris des oiseaux nocturnes.Ce rituel a poussé la Gendarmerie nationale a déployé un dispositif de sécurité et ce, dans le but de parer à toute fâcheuse éventualité, relative plus particulièrement à un éventuel départ de feu à partir des lieux où ont été concoctés des barbecues. La Gendarmerie nationale a effectué des patrouilles pour ce besoin après le départ des ces familles.
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