Violence - Il y a quelques jours une jeune fille a été victime d'une agression à main armée alors qu'elle attendait paisiblement l'arrivée du train, à la gare de Réghaïa.Deux jeunes, munis d'armes blanches, sont venus l'apostropher. Croyant qu'il s'agissait d'une simple provocation, la jeune fille a eu à peine le temps de détourner le regard que ceux-ci l'ont violemment bousculée avant de l'obliger, sous la menace de leur arme, à donner tous ses objets de valeur. Ne pouvant retirer sa bague en or, la jeune victime aurait pu se faire couper le doigt si elle n'avait pas insisté pour extirper le bijou.
Un homme âgé de 57 ans a, lui aussi, été agressé au même endroit. Il nous indique que comme il travaille loin il est obligé de sortir à la première heure du jour et de faire une long chemin à pied avant d'arriver à la gare ferroviaire. Il raconte qu'à peine arrivé, avant l'aube, à hauteur de la passerelle surplombant la voie ferrée de Réghaïa et au moment où il allait en descendre, il aperçoit un groupe d'hommes en contrebas des escaliers. «Je croyais que c'étaient des policiers en civil aussi en passant près d'eux, les ai-je salués et leur ai dit qu'ils m'avaient fait peur.» a-t-il confié.
A peine a-t-il eu le temps de terminer sa phrase que l'un des membres du groupe a sorti un énorme couteau. «C'est là que je me suis rendu compte que c'étaient des brigands qui attendaient leurs victimes pour les détrousser. C'est à ce moment-là que j'ai vite pris mes jambes à mon cou», a-t-il poursuivi. Si la force de ce quinquagénaire lui a permis d'échapper à ses agresseurs, il a quand même reçu deux coups de couteau au visage et aux lombaires lui causant une paralysie partielle de la jambe droite. «J'ai couru vers le barrage qui était dressé à l'entrée de la ville pour leur demander de l'aide avant d'être transféré à l'hôpital où j'ai bénéficié de premiers soins. Lorsque je suis sorti j'ai pu marcher normalement, mais quand je suis arrivé à la maison ma jambe s'est bloquée. Tout cela à cause d'un nerf sectionné par la lame de mes agresseurs», a-t-il ajouté. Un jeune homme a indiqué avoir également eu affaire deux fois à ce genre d'expérience traumatisante. Il a indiqué que la première fois que cela est survenu remonte à quelques jours lorsqu'il est rentré tard d'une mission d'Oran.
Arrivé à Bab- Ezzouar, il a été obligé de prendre le train, faute de transport routier. Il ne se doutait pas un instant qu'il allait faire l'objet d'une agression alors qu'il s'engageait dans un sentier à quelques mètres de l'imprimerie nationale. Il dit avoir vu un jeune homme se tenant dans le noir, avec un téléphone portable. N'ayant pas prêté attention à ce guetteur éclaireur il sera étranglé par trois de ses complices, à quelques mètres de là et délesté de son téléphone portable ainsi que d'une somme d'argent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A R
Source : www.infosoir.com