
Samir Ould AliPôle de développement phare de la wilaya d'Oran, la daïra de Bir El Djir - plus particulièrement la commune de Belgaïd - vit une véritable effervescence depuis que les pouvoirs publics ont décidé que, pour «se donner de l'air», la ville devait s'étendre vers la région est. C'est ainsi que dans le cadre du programme de modernisation de la wilaya, la daïra a bénéficié de très nombreux projetsstructurants touchant à l'habitat, l'éducation, l'enseignement supérieur, la jeunesse et les sports etc. En quelques années, des cités de logements sont nées, un pôle universitaire a été réalisé, un complexe olympique est en phase de construction et plusieurs autres chantiers sont toujours ouverts ; ce qui ne manque évidemment pas d'entraîner des désagréments sur la vie des citoyens. L'un des chantiers les plus importants et qui mène la vie dure à une bonne partie de la population oranaise est, sans doute, l'élargissement du chemin de wilaya 17 reliant le rond-point de Canastel à Haï Belgaïd, qui doit prochainement accueillir l'extension de la ligne du tramway vers le pôle universitaire. Engagés à la fin de l'année dernière, ces travaux connaissent une série d'arrêts provoquant de sérieux désagréments aux habitants qui ne savent plus où donner de la tête : fermetures irrégulières de l'une ou l'autre voie pour des travaux qui obligent les automobilistes à emprunter le terre-plein, «foisonnement» d'engins de travaux publics au milieu de centaines de voitures, non-achèvement des trottoirs ce qui contraint les piétons à marcher sur la route, production de grandes quantités de poussières qui finissent par investir l'intérieur des maisons et des magasins... bref, en ce moment, le quotidien des habitants de Belgaïd n'est pas très agréable. Pour autant, chacun se surprend à espérer deslendemains meilleurs : «Imaginez un peu ce que la commune sera lorsque ces routes seront bitumées, que la double voie sera réceptionnée, que le tramway mènera enfin les étudiants à l'université... Tous ces désagréments ne seront que de mauvais souvenirs», assure l'un des habitants en avançant, entre autres exemples, le méga-chantier du tramway qui, après les lourds désagréments qu'il leur a fait subir, rend aujourd'hui de fiers services à la population. De la même manière, après avoir longtemps supporté les incommodités générées lors de leur construction, les automobilistes empruntent avec plaisir les nouvelles routes et nouvelles trémies et les piétons les nouvelles promenades, lesprofessionnels apprécient le Centre des conventions et le tout-Oran reconnaît le développement que la wilaya a connu en quelques années. Il reste que les imperfections, voire les malfaçons qui se dévoilent avant ou après la réception des travaux, constituent un sérieux problème à propos duquel les autorités locales sont interpellées. À Belgaïd justement, à l'occasion des pluies de samedi dernier, il est apparu que l'eau stagnait sur une partie (bitumée) de la double voie en construction, ce qui semble indiquer que l'infrastructure ne répondrait pas aux normes. La chronique du BTP étant gorgée d'exemples de constructions non-conformes aux standards, il serait bon que les pouvoirs publics se penchent davantage sur la qualité destravaux en cours de réalisation...S. O. A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : La Tribune
Source : www.latribune-online.com