L'on se rappelle le vent de révolte qui a soufflé au début du mois de février 2020 où des jeunes de la localité de Aïn El-Arba chef-lieu de daïra, située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Aïn Témouchent se sont soulevés pour revendiquer leur part du développement.Une année après, aucun signe portant sur l'inscription de projets devant permettre à faire sortir de ce chef-lieu de daïra qui englobe quatre communes, dont celle de Tamzoura, de sa léthargie. L'interpellation de Hamidi Amar, président de la commission de l'agriculture, de l'hydraulique, des forêts et de la pêche de l'APW sur cette situation qui pénalise toute la population est restée sans réponse palpable.
"La commune de Aïn El-Arba ressemble à un véritable douar, oubliée et abandonnée alors que les jeunes continuent de se morfondre dans l'oisiveté la plus totale avec des conditions de vie qui s'amoncellent", a-t-il regretté.
Mais une telle situation ne concerne pas les jeunes uniquement, mais toute la population y compris les personnes du troisième âge. Aïn El-Arba est déserte pendant la journée dans la mesure où tout le monde prend d'autres destinations, dont celle de Hammam Bou-Hadjar avoisinante, Aïn Témouchent, Oran et Sidi Bel-Abbès pour exercer leurs activités alors qu'il pourrait le faire dans cette commune.
Il faut dire que Aïn El-Arba manque de tout ce qui fait d'elle un véritable chef-lieu de daïra se transformant en une cité dortoir voir une zone d'ombre où pullulent les aliénés. "De nombreux jeunes souffrent de dépression nerveuse d'où l'apparition du nombre croissant d'aliénés. Un phénomène que les autorités de la wilaya devront stopper", s'est emporté M. Hamidi. Aïn El-Arba est dépourvue de structures socioéconomiques vitales dont une gare routière, une agence de la Badr, une agence de la Sonelgaz ainsi qu'un hôpital nonobstant celles qui ont été détournées vers la cité thermes voisine à l'image du tribunal et des services de l'administration fiscale qui ont été rattachés au nouveau centre des impôts de proximité (CPI).
La revendication principale demeure bien sûr celle du projet portant sur la réalisation d'un hôpital d'une capacité de 60 lits qui n'a jamais vu le jour alors qu'il avait fait l'objet d'une inscription dans le cadre du plan quinquennal avec le choix du terrain.
Sur ce sujet, e directeur de la santé de la wilaya s'est contenté de déclarer qu'une opération d'inscription d'une étude et de suivi seulement portant sur la réalisation d'un hôpital d'une capacité d'accueil de 60 lits au niveau de la commune de Aïn El-Arba a été achevée en 2020 et que le dossier se trouve au niveau de la commission d'arbitrage du ministère des Finances pour l'inscription de l'opération portant sur sa réalisation et son équipement.
Une réponse vague qui n'a pas convaincu l'élu. À propos de la réalisation d'une gare routière de Aïn El-Arba, le directeur du transport a indiqué que la demande d'une inscription de l'opération a été déposée au niveau du ministère du Transport, mais qui est restée sans suite en raison de la conjoncture économique actuelle que traverse le pays.
Mais il n'y a pas que la population du chef-lieu de daïra qui souffre de cette situation dans la mesure où, selon l'élu, les citoyens de Oued Sebbah et de Sidi Boumediène revendiquent en outre la présence des services de sécurité (brigade de gendarmerie ou sûreté urbaine extra-muros).
Rappelons que lors de la visite de travail, effectuée en septembre de l'année écoulée au niveau de cette daïra, le wali Mohamed Moumene a été confronté à l'amère réalité.
Au sujet de la couverture sécuritaire revendiquée par la population, ce dernier a déclaré que ce volet fait l'objet d'une étude au niveau de la commission de sécurité de la wilaya indiquant que l'ouverture des sûretés ou des brigades est tributaire, répond de certains critères et conditions dont l'importance de la criminalité et la densité de la population qui devront répondre selon une carte sécuritaire.
Cepedant, le premier responsable de la wilaya n'a pas caché qu'au niveau de la commune de Oued Sebbah le choix de terrain a été effectué pour la réalisation d'une structure sécuritaire en attendant le financement de l'opération, et ce, au même titre que les communes de Aïn Tolba, Sid Safi, et Chabat El-Leham, tout en rassurant que la couverture sécuritaire touchera toute la wilaya.
M. LARADJ
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M LARADJ
Source : www.liberte-algerie.com