L'envenimation scorpionique et celle des serpents sont un problème majeur de santé publique. Contrairement aux idées reçues, les risques d'envenimation scorpionique ne se limitent pas à la région sud du pays, mais il y a une extension sensible de ces cas vers les wilayas du nord. Les scorpions sont signalés en été aussi bien sur la bande du littoral que dans les zones rurales. Quelques cas d'atteints de piqûres de scorpions noirs sont chaque année pris en charge au niveau des différentes structures sanitaires, a indique le Dr Boukhari chef de service de la prévention et chargé de communication auprès de la direction de la santé. A partir de ce constat, la direction de la santé et de la population va organiser une campagne de sensibilisation sur la conduite à tenir en cas de piqûre de scorpion. Cette campagne sera organisée au niveau des plages et des places publiques, a ajouté la même source. Le scorpion est un animal nocturne qui fait partie des arachnides, actif en été, se nourrissant de proies fraîchement tuées ou vivantes, résistant aux agressions thermiques. Les conduites d'évacuation des baignoires et lavabos, le font pénétrer dans des endroits insoupçonnés. Les facteurs contribuant à son augmentation sont la rurbanisation, le manque d'hygiène, les bidonvilles favorisant la prolifération des gîtes de scorpions. Le plus grand nombre des cas de piqûres de scorpions sont enregistré durant l'été. Si aucun décès n'a été enregistré au niveau d'Oran, il n'en demeure pas moins que le danger est omniprésent. Les services de la santé insistent, par ailleurs, sur le rôle de la sensibilisation dans la prévention. Electrification, goudronnage, ramassage des ordures ménagères, lutte contre l'habitat précaire... permettent de réduire l'envenimement scorpionique. A cela s'ajoute le respect de la réglementation en matière d'urbanisation. Ils mettent en garde contre certains gestes pouvant être néfastes à la personne «piquée». En cas de piqûre, « ne jamais perdre de temps et se diriger le plus rapidement possible vers la structure de santé la plus proche » a indiqué le docteur Boukhari. Cinquante-huit (58) cas de décès ont été déplorés l'an dernier des suites d'envenimation due aux piqûres de scorpions à travers 16 wilayas du pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : J B
Source : www.lequotidien-oran.com