Oran - A la une

Des sangliers descendent en ville!



Des sangliers descendent en ville!
La faim a poussé les sangliers vers la ville
Des colonnes entières formant de longues processions défilent dans les coins et recoins de la ville en quête de nourriture.
Est-ce la ruralisation et le dépérissement de la cité que l'on ambitionne de transformer en ville métropolitaine' Rien n'indique le contraire puisque cette ville a perdu ses couleurs chatoyantes d'antan! Dans ses entrailles les plus profondes, cette ville abrite des centaines de bêtes de toutes les espèces et d'agressivité apprivoisant, côte à côte, les humains, des sangliers et des chiens errants. Dans leurs dernières battues opérées, les services municipaux, en collaboration avec les services de la Conservation des forêts ont éliminé près de 700 bêtes, dont plus d'une vingtaine de sangliers. D'aucuns, y compris les responsables locaux, n'ignorent une telle «colonisation», ahurissante, opérée, en nombre, par des animaux sauvages dans la ville, très précisément le vieil Oran ou encore le quartier de Sidi El Houari surplombé par le mont forestier du Murdjadjou. Dans leurs récentes correspondances, les responsables de la délégation communale de Sidi El-Houari, dévoilent le mal qui règne en maître des lieux, mais également les opérations de chasse déclenchées contre les animaux errants. Dans le tas, l'on parle de plusieurs dizaines de chiens et une vingtaine de sangliers qui ont été abattus dans les différentes rues et ruelles de la ville du saint patron d'Oran, Sidi El Houari.
Un tel évènement n'est pas nouveau dans la ville d'Oran, si l'on prend en compte la mitoyenneté du quartier de Sidi El Houari du fief de ces bêtes, toutes féroces, ayant élu domicile dans la forêt de Murdjadjou, d'où leurs descentes de jour comme de nuit, pour se nourrir de en fouinant dans les réceptacles des déchets ménagers.
La forêt voisine du Murdjadjou, enveloppe les espaces urbains des Planteurs, de Ras-el-Aïn, les lotissements de l'habitat spontané du lieudit Coca. Si les populations n'omettent pas d'évoquer un tel sujet dans leurs discussions, en l'occurrence les incursions répétées des sangliers affamés, les autorités locales, évoquent, quant à elles, l'état d'insalubrité dans lequel se débat la cité, d'où les colonnes de ces bêtes avec pour conséquence, de longues processions pour défiler dans les coins et recoins de la ville en quête de nourriture en semant la pagaille lors de leurs descentes s'étalant jusqu'aux quartiers de Haï Ed-Derb, ou près des habitations de la Pêcherie.
Plusieurs témoignages crédibles font état, du passage de sangliers adultes, suivis par des marcassins, aux abords des habitations du quartier de la Calère, (Scalera), dans la partie basse de Sidi El-Houari, près de l'ancien «Bassin des lavandières», et même au niveau de la place du 1er-Novembre 1954.
L'une des dernières opérations a été menée avec le concours des services de la Conservation des forêts, et des membres de l'association des chasseurs de la wilaya d'Oran, pour enrayer ce phénomène, qui constitue une réelle menace contre l'intégrité physique des habitants et aussi leur santé.
En effet, le problème de l'hygiène refait surface, dans cette ville que l'on dit cosmopolite alors qu'elle peine à se débarrasser, de ces situations très souvent fâcheuses renvoyant une image hideuse. Administrés et administration, jettent la responsabilité sur l'origine de ce tableau peu reluisant, sur le plan de l'esthétique. Et pourtant, cette assertion reflète le contraire si l'on tient compte des autres métropoles voisines du Bassin méditerranéen. Au demeurant, des actions sporadiques des services communaux sont menées tout au moins à «bon escient», visant la propreté de la cité. Ces opérations sont appuyées par les ordres du wali d'Oran pour faire de ce chef-lieu une locomotive dynamique, devant servir de modèle aux autres municipalités. Ne dit-on pas que la deuxième ville d'Algérie mérite mieux'
La population locale n'en revient pas en évoquant la propreté et le cadre de vie sain. Pour ces mêmes populations, en finir avec les rats, les moustiques, les chiens et les sangliers errants et tous ces points noirs est impératif. D'autant que ces faits altèrent le paysage urbain de la capitale de l'Ouest, El Bahia-Wahrane.
Par ailleurs, cette ville incarne le statut d'une commune aux riches potentialités pluridisciplinaires. Il suffit d'un petit effort pour assurer son essor, sachant que les perspectives d'extension de son parc immobilier sont en bonne voie, la modernisation de ses voies de communication, ses équipements, nouveaux projets engagés à l'horizon de 2021, pour abriter les 19èmes Jeux méditerranéens. C'est un enjeu de taille pour cette collectivité locale qui est dans l'obligation d'être au rendez-vous de cet évènement, sachant qu'elle sera pour un temps, une vitrine de l'Algérie et de sa population. «La moindre erreur n'est donc pas permise», met-on en garde au niveau de la wilaya d'Oran.
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