Oran - Revue de Presse

Des réfugiés libanais témoignent



«La solidarité des Oranais est incomparable» Depuis leur arrivée, vendredi matin, à Oran, en provenance de Damas (Syrie), les familles algéro-libanaises qui ont échappé à la machine sanguinaire d’Olmert et son équipe, n’arrivent toujours pas à réaliser ce qui se passe au Liban.   Si quelques unes d’entre ces familles ont pris le départ vers Sig et Annaba où résident leurs proches, d’autres sont toujours à Oran. Contacté pour connaître la situation actuelle de ces réfugiés, le président du Croissant rouge algérien, le Dr Kouidemi, nous dira qu’ils bénéficient actuellement d’une prise en charge complète offerte par l’un des hôtels de haut standing de la ville et qu’ils devront s’envoler demain pour la capitale algérienne en vue de rencontrer l’ambassadeur libanais. Selon notre interlocuteur, la représentation diplomatique libanaise souhaiterait contacter directement ses ressortissants afin de régulariser la situation de ceux qui désirent rester en Algérie, en attendant le retour au calme au Liban, et voir comment prendre en charge ceux qui veulent retourner au pays. Ceci dit, des dizaines de familles algériennes ont émis le vœu de venir en aide à ces réfugiés en en accueillant un grand nombre. Pour autant, la destruction continue de leur pays et les deuils et les souffrances énormes de leurs compatriotes les hantent jusqu’ici, en Algérie, leur deuxième patrie. Nagelaâ est une Libanaise mariée à un Algérien et mère de quatre enfants. A peine trois jours après son arrivée à Oran, elle parle déjà du retour au pays. «Coûte que coûte!» Elle souhaiterait rentrer chez elle avant la fin de la semaine en cours. Pourtant, elle dit ne jamais avoir vu dans sa vie «une générosité égale à celle des Algériens». «Elle est incomparable», souligne-t-elle. «Je suis très à l’aise parmi les Algériens, précisément les Oranais. Ils sont d’une hospitalité inégalée. Les autorités algériennes nous ont pris en charge au Liban et en Algérie, contrairement aux autorités libanaises qui n’ont même pas eu le réflexe de demander de nos nouvelles depuis notre arrivée. Mais je dois retourner avec mes enfants à Beyrouth, où j’ai perdu mon père il y a à peine sept jours. Depuis que j’ai laissé ma mère et mes sœurs livrées aux bombardements de l’armée israélienne, j’ai le sentiment de mourir à chaque minute et chaque seconde. C’est notre pays et nous n’avons pas à le déserter au profit des Israéliens», dit-elle. Cette déchirure semble être partagée par ses deux enfants Farah et Réna, malgré leur jeune âge, 8 et 10 ans. Elles ne connaissaient presque pas notre pays. Elles viennent de le connaître dans des circonstances dramatiques. Cela leur a toutefois permis de découvrir un peuple et un pays qui leur sont désormais très proches. «L’Algérie, j’ai envie d’y rester plus longtemps, mais ma famille et mes copines me manquent énormément. Israël veut prendre nos terres et nos richesses et nous déposséder de tous nos biens. J’espère que les pays arabes vont nous aider à chasser les Israéliens de chez nous et aider la résistance libanaise à défendre notre patrie», a dit Farah, d’un air volontaire. Un appel qui aura certainement du mal à trouver écho lorsqu’on sait que la quasi-totalité des gouvernements arabes font la sourde oreille depuis le début de l’agression génocidaire israélienne au Liban. Amel S.
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