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Des ratages en cascade à Oran



Des ratages en cascade à Oran
On initie un projet pour une destination précise, on effectue les travaux puis, en cours de route, on change d'avis et on cherche des solutions pour y remédier. Ce sont des ratages qui caractérisent certains projets à Oran.Le plus emblématique ayant fait couler beaucoup d'encre reste évidemment l'hôtel Château-Neuf érigé sur un site historique, le palais du Bey, mais d'autres, moins imposants, jalonnent la vie urbaine d'Oran. Il s'agit dans une moindre mesure du projet du Palais des congrès initié, il y a plus de 10 ans, à haï Es Sabah.A peine entamé, le projet a été stoppé net, laissant la carcasse à l'abandon, au gré des intempéries et de l'érosion du temps. Oran avait besoin d'une telle structure pour abriter les grands événements mais, entre-temps, et grâce au concours de Sonatrach, on a construit le Centre de conventions qui devait abriter l'événement mondial GNL16 et le Palais des congrès a été relégué aux oubliettes.L'abandon du projet a donné lieu à beaucoup de supputations à l'époque, dont le fait que le projet soit initié à proximité d'un quartier populaire, une cité-dortoir et qui, donc, ne conviendrait pas à ce genre de manifestations. Il aurait, en revanche, contribué grandement à la valorisation d'une zone d'habitation qui avait besoin d'améliorer son image.C'est sans doute cette idée qui a été retenue pour décider de la reconversion du projet en Centre pour la culture et les loisirs. Il aurait, pour cela, fallu attendre le fameux programme dit «de modernisation de la ville d'Oran» initié à l'époque par le wali Abdelmalek Boudiaf pour débloquer un budget supplémentaire. Une étude a été commandée puis les travaux ont bel et bien repris.Le site a été enfin clôturé et la hideuse carcasse est aujourd'hui en partie couverte par un revêtement en verre. Le projet est toujours en cours et, une fois finalisé, ce Centre donnera sans doute une meilleure image au quartier. L'autre projet concerne l'actuel siège de la daïra d'Oran.Au départ, la bâtisse était destinée à abriter l'Assemblée populaire de wilaya mais, en cours de route, l'idée de détacher l'APW du centre de l'exécutif, la wilaya, a été abandonnée. Le lieu d'implantation du projet, sur un axe routier très fréquenté ne disposant pas d'espaces de stationnement, conviendrait bien pour une institution qui ne reçoit pas le grand public et dont le nombre d'élus reste limité.La reconversion de la bâtisse en daïra, aussi belle soit-elle et pour le motif louable d'améliorer les prestations de services envers les citoyens, a généré, du moins au départ, un problème de circulation à cause du manque d'espaces.Les autorités ont dû pour cela aménager un grand parking de l'autre côté de la route. Seulement voilà, aujourd'hui, une grande partie des services assurés par la daïra sera transférée vers les APC et les secteurs urbains. La partie qui a été au départ prévue pour l'hémicycle a été reconvertie en espace d'accueil des citoyens. Et, au final, ces derniers devront aller ailleurs pour se faire délivrer leurs documents administratifs.


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