Oran - Revue de Presse

Des produits de l’abattage clandestin chez les bouchers d’Oran



La viande faussement estampillée sur le marché   Le mois de Ramadhan a toujours été le mois de grande consommation de tous types de produits alimentaires, particulièrement les viandes ovines et bovines. Toutefois, tout ce qui brille n’est pas or... «Même la viande portant le cachet de l’inspection vétérinaire n’est pas de qualité fiable», ont tenu à le souligner les travailleurs des abattoirs de la ville d’Oran. Ces derniers sont revenus à la charge dénonçant la présence d’un faux poinçon permettant d’écouler la viande provenant de l’abattage clandestin. Ils diront «il est quasiment impossible aux citoyens de faire la différence entre le faux et le vrai cachet.» L’imitation étant parfaite, le cachet réservé à la viande ovine est de couleur verte, celui à la bovine est de couleur violette. «C’est un réseau spécialisé qui écoule les produits de l’abattage clandestin sur le marché local, un réseau connu par les bouchers qui, sans la moindre appréhension, se retrouvent ainsi complices», ajouteront les travailleurs des abattoirs. Ce réseau a été découvert, rappelons-le, lorsque la production des abattoirs de la ville d’Oran a baissé. Cette baisse ne s’est pas ressentie sur le marché, au contraire les étalages des bouchers ont continué à être remplis avec une viande portant le visa des services vétérinaires des abattoirs. Une plainte a été alors déposée contre X pour la falsification du poinçon vétérinaire établi pourtant sur ordonnance du ministère de l’Agriculture et répondant à des critères précis, mentionnée dans le journal officiel. A ce jour, cette plainte n’a pas eu de suite, alors qu’élucider cette affaire semble des plus simples, remonter le réseau à partir des bouchers d’autant plus que ces derniers sont recensés au niveau de la direction des abattoirs qui détient également un fichier de l’abatage ayant fait l’objet du contrôle vétérinaire dont dispose chaque boucher. Ceci dit, les produits excédents ceux mentionnés sur le fichier de chaque boucher ne peuvent que provenir de l’abattage clandestin. Il faut savoir qu’en prévision du mois de Ramadhan, il a été enregistré aux abattoirs de la ville d’Oran en fin de semaine, l’abattage de 1.090 têtes d’ovins, 28 têtes de bovins et deux chevaux. On saura que d’ordinaire le taux d’abattage n’excède pas 40 têtes, toutes races confondues. Ce chiffre ne peut que refléter l’ampleur du fléau de l’abattage clandestin, celui légalisé par le réseau détenant le faux poinçon. Pour ce qui est des viandes provenant de l’abattage clandestin vendues au su et au vu de tout le monde et dont le point de vente est à Hassi Bounif, juste à l’entrée de la zone industrielle de Hassi Ameur, c’est une autre paire de manche. C’est carrément un marché quotidien qui draine la clientèle de tous les rangs sociaux, la viande fraîche d’ovins abattus par les éleveurs est cédée à 400 DA le kilo, parfois même à 350 DA. Ce sont ainsi des prix défiant toute concurrence pour une viande dont la qualité ne peut être jugée inférieure à celle exposée par certains bouchers indélicats.   Hafida B.
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