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Des pilules contraceptives périmées retirées du marché Oran



Une vaste enquête qui cible plusieurs officines a permis la saisie de grandes quantités de contraceptifs périmés proposés à la vente à des prix variant entre 450 et 800 dinars la boîte d'un à trois cycles.
C'est sur la base de plusieurs observations de gynécologues des services de maternité des différentes structures hospitalières d'Oran que cette enquête a été déclenchée par les services de la Direction de contrôle de la qualité.
Tout a commencé quand plusieurs femmes qui affirmaient recourir à des pilules contraceptives ont présenté des signes de grossesse.
Des gynécologues du secteur public ont alors attiré l'attention des responsables de la santé sur le phénomène en suggérant des analyses d'échantillons des contraceptifs cités dans la plupart des questionnaires établis auprès des femmes présentant des grossesses. Et les résultats du laboratoire ont confirmé que les principes actifs devant bloquer l'ovulation ou la fécondation étaient inertes ou parfois inexistants dans la composition chimique des produits proposés à la vente publique. La supercherie était devenue évidente après avoir constaté que les étiquettes portant date de fabrication et de péremption des produits étaient trafiquées.
La Direction de la population, de la santé et de la réforme des hôpitaux qui s'est saisie de l'affaire a sollicité son homologue de la DCP et les services de la police des frontières pour mener des investigations. A ce jour, ce sont pas moins de 11 importateurs qui sont cités dans ce scandale qui n'a pas encore révélé tous ses secrets.
On parle de quantités astronomiques (près de 7 milliards de comprimés qui auraient été retirés à ce jour de la vente après des saisies opérées au niveau d'officines du centre-ville.
En parallèle, c'est un véritable travail de sensibilisation qui est mené auprès des gérants des pharmacies pour tenter de les amener à adhérer à cette campagne de retrait de ces produits contrefaits de la circulation. Tout laisse penser que l'enquête actuellement menée pourrait prendre les allures d'un véritable scandale.
On laisse entendre que des produits dont la date de péremption approchait risquaient de connaître une mévente dans l'espace européen où il est exigé un délai supérieur à une année pour toute autorisation de mise sur le marché. Pour ne pas vivre cette situation, certains producteurs et intermédiaires ont alors proposé ces lots, à des prix attractifs, à des importateurs algériens.
Et pour dépasser l'écueil des lenteurs administratives qui pourraient résulter des procédures de transport et de dédouanement, et qui pourraient conduire au refoulement de ces produits arrivés alors à péremption, les étiquettes ont été alors trafiquées pour prolonger les délais de péremption.
Un médecin ne manquera pas de rappeler que même si les principes devant bloquer l'ovulation ou la fécondation ('strogènes) sont inactifs, rien ne permet d'affirmer que ces produits n'auraient pas d'effets secondaires sur la santé des femmes qui y ont eu recours. L'enquête actuellement en cours pourrait déboucher sur une probable action en justice, si l'intention de nuire à la santé des consommateurs est établie, nous dit-on.
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