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Des partisans de Mohamed Morsi défilent dans les rues du Caire Egypte, ils réclament la réintégration de l'ex-président



Des milliers d'islamistes réclamant la réintégration du président déchu Mohamed Morsi ont défilé, lundi, dans le centre du Caire en conspuant le général Abdel Fattah Sissi, chef de l'armée et homme fort du nouveau régime égyptien.Des milliers d'islamistes réclamant la réintégration du président déchu Mohamed Morsi ont défilé, lundi, dans le centre du Caire en conspuant le général Abdel Fattah Sissi, chef de l'armée et homme fort du nouveau régime égyptien.
Dans le même temps, des émissaires occidentaux et arabes ont pu s'entretenir avec des représentants des deux camps en conflit pour tenter de faciliter une solution politique et d'éviter un nouveau bain de sang.
Les partisans de Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, brandissaient des portraits de leur mentor et scandaient "Morsi, Morsi" et "Nous ne sommes pas des terroristes".
Certains ont barbouillé des murs et des statues de graffiti traitant d'assassin et de traître le chef d'état-major de l'armée et ministre de la Défense qui a orchestré, le 3 juillet, la chute du président islamiste élu. Les manifestants, pratiquement tous des hommes, marchaient de front dix par dix sur plusieurs centaines de mètres.
Les forces de l'ordre n'ont pas tenté de disperser le cortège estimé par les journalistes à plusieurs milliers de personnes. Les protestataires ont fait un arrêt devant les bureaux du procureur général, qu'ils accusent d'être de parti pris au plan politique. "Mohamed Morsi est notre président", a déclaré à Reuters un étudiant de l'université du Caire participant au défilé, Mohamed Moustafa, 28 ans.
"Il reviendra et terminera son mandat présidentiel. Nous restons mobilisés jour après jour dans la capitale. Le combat n'est pas fini. Mohamed Morsi reviendra." Un autre manifestant, Mahmoud Issouafi, un homme d'affaires originaire de Massoura, dans le delta du Nil, brandissait un Coran dans une main et une photo du président déchu de l'autre. "Les militaires sont arrivés et ont fait main basse sur notre pays, ils ont tout volé", raconte-t-il. "Je souhaite la démocratie. Où est mon bulletin de vote ' Je ne peux plus élire mon dirigeant, donc je manifeste."
Des émissaires occidentaux et arabes ont rencontré dimanche, peu après minuit, le numéro 2 de la confrérie, Khairat el Chater, détenu à la prison de Tora, dans le sud du Caire, rapporte l'agence de presse officielle Mena. Les membres américains, européens, qataris et émiratis de la délégation avaient obtenu pour cela l'autorisation du procureur général, précise l'agence.
Se faire une raison
Le porte-parole de la confrérie, Gehad el Haddad, a affirmé par la suite que Khairat el Chater avait en fait écourté l'entrevue avec le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns et l'émissaire de l'Union européenne pour le Proche-Orient, Bernardino Leon.
Le n°2 des Frères, considéré comme l'idéologue et le banquier du groupe, aurait fait savoir à ses interlocuteurs qu'ils devraient plutôt s'entretenir avec Mohamed Morsi, détenu au secret au Caire depuis son renversement. "Ils l'ont invité à des discussions mais il a mis fin brutalement à l'entrevue avant de quitter la pièce."
D'après le porte-parole, les visiteurs ont tenté, sans succès, de convaincre les Frères de "se faire une raison", d'"accepter la réalité du coup d'Etat militaire et de chercher à en limiter les répercussions". "Nous refusons d'agir de la sorte", a dit le porte-parole qui a révélé que lors de la rencontre, Kayrat el Chater avait déclaré que la seule personne capable de "réparer ce gâchis" était Mohamed Morsi. Khairat el Chater avait été arrêté peu de temps après la destitution du président Morsi.
Dans le même temps, des émissaires occidentaux et arabes ont pu s'entretenir avec des représentants des deux camps en conflit pour tenter de faciliter une solution politique et d'éviter un nouveau bain de sang.
Les partisans de Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, brandissaient des portraits de leur mentor et scandaient "Morsi, Morsi" et "Nous ne sommes pas des terroristes".
Certains ont barbouillé des murs et des statues de graffiti traitant d'assassin et de traître le chef d'état-major de l'armée et ministre de la Défense qui a orchestré, le 3 juillet, la chute du président islamiste élu. Les manifestants, pratiquement tous des hommes, marchaient de front dix par dix sur plusieurs centaines de mètres.
Les forces de l'ordre n'ont pas tenté de disperser le cortège estimé par les journalistes à plusieurs milliers de personnes. Les protestataires ont fait un arrêt devant les bureaux du procureur général, qu'ils accusent d'être de parti pris au plan politique. "Mohamed Morsi est notre président", a déclaré à Reuters un étudiant de l'université du Caire participant au défilé, Mohamed Moustafa, 28 ans.
"Il reviendra et terminera son mandat présidentiel. Nous restons mobilisés jour après jour dans la capitale. Le combat n'est pas fini. Mohamed Morsi reviendra." Un autre manifestant, Mahmoud Issouafi, un homme d'affaires originaire de Massoura, dans le delta du Nil, brandissait un Coran dans une main et une photo du président déchu de l'autre. "Les militaires sont arrivés et ont fait main basse sur notre pays, ils ont tout volé", raconte-t-il. "Je souhaite la démocratie. Où est mon bulletin de vote ' Je ne peux plus élire mon dirigeant, donc je manifeste."
Des émissaires occidentaux et arabes ont rencontré dimanche, peu après minuit, le numéro 2 de la confrérie, Khairat el Chater, détenu à la prison de Tora, dans le sud du Caire, rapporte l'agence de presse officielle Mena. Les membres américains, européens, qataris et émiratis de la délégation avaient obtenu pour cela l'autorisation du procureur général, précise l'agence.
Se faire une raison
Le porte-parole de la confrérie, Gehad el Haddad, a affirmé par la suite que Khairat el Chater avait en fait écourté l'entrevue avec le secrétaire d'Etat adjoint américain William Burns et l'émissaire de l'Union européenne pour le Proche-Orient, Bernardino Leon.
Le n°2 des Frères, considéré comme l'idéologue et le banquier du groupe, aurait fait savoir à ses interlocuteurs qu'ils devraient plutôt s'entretenir avec Mohamed Morsi, détenu au secret au Caire depuis son renversement. "Ils l'ont invité à des discussions mais il a mis fin brutalement à l'entrevue avant de quitter la pièce."
D'après le porte-parole, les visiteurs ont tenté, sans succès, de convaincre les Frères de "se faire une raison", d'"accepter la réalité du coup d'Etat militaire et de chercher à en limiter les répercussions". "Nous refusons d'agir de la sorte", a dit le porte-parole qui a révélé que lors de la rencontre, Kayrat el Chater avait déclaré que la seule personne capable de "réparer ce gâchis" était Mohamed Morsi. Khairat el Chater avait été arrêté peu de temps après la destitution du président Morsi.
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