Oran - Revue de Presse

Des mises en demeure pour des logements LSP



Des 740 logementssociaux participatifs (LSP), réalisés par l'Agence foncière de wilaya, 400demeurent encore sans acquéreurs.Le promoteurpublic attend toujours la manifestation des bénéficiaires pour un complément dedossier ou le payement du reste du prix du logement. Ces derniers, affirme unesource de l'Agence foncière de wilaya, refusent de se présenter à la CaisseNationale du Logement (CNL) et à la Direction du Logement et des EquipementsPublics (DLEP) pour régulariser leur situation». De l'autre côté, unmécontentement est affiché de la part de certains réservataires qui estimentl'apport personnel demandé par l'Agence très élevé par rapport aux autrespromoteurs et qui s'élève à 140 millions de centimes versés en trois tranches.Une chose est sûre, l'Agence foncière va procéder pour le projet des 740 LSPconstruits à Hai Yasmine, à Ain El Turck, à Hai Si Tarek, à Bir EL Djir, àGdyel, à Boutlélis, à Cap Falcon, à Bousfer et à Oued Tlélat à la résiliationde contrats après l'envoi d'une dernière mise en demeure aux clients qui n'ontdonné aucun signe de vie après dépôt des dossiers. Jusqu'à présent, 2.000 misesen demeure ont été adressées aux intéressés les sommant de régulariser leursituation auprès de l'Agence foncière. Cette dernière compte dans les prochainsjours rendre public, dans un communiqué, les noms des 400 acquéreursdéfaillants avant l'annulation de leurs réservations. Si pour l'Agence toutretard de la part des prescripteurs pénalisent ceux qui sont à jour dans leversement de l'apport personnel, certains bénéficiaires, eux, ne cessent dedemander des explications sur le dernier montant exigé par l'Agence. Selon lesdéclarations d'un souscripteur inscrit dans le projet des 39 logements LSP deCap Falcon, «l'Agence a adressé une mise en demeure pour le paiement d'uncomplément sur le prix de cession du logement, soit 62 millions de centimespour un F4 d'une superficie de 97,04 m²». N'ayant pas réglé cette somme, lepromoteur a résilié le contrat, indique le même interlocuteur. Une situationqualifiée de confuse par ce dernier, du fait que «le bénéficiaire a étésanctionné pour le non payement de cette somme, mais l'Agence n'a pas étépénalisée pour le retard accusé dans la réalisation du projet dont le délai deconstruction a été fixé au départ dans le cahier des charges à 18 mois».D'autresbénéficiaires des 400 LSP à Ain Turck se sont plaints, pour leur part, del'absence de tout document ou décision de réservation donnant droit auxbénéficiaires de prétendre aux crédit bancaire et de la révision à la hausse duprix du mètre carré. Pour l'Agence foncière de wilaya, «ces programmes LSPrelèvent du passif hérité des ex-Agences communales. Une fois lancés, lesprojets ont été gelés pendant plusieurs mois à cause du non payement desentreprises réalisatrices». Pour la relance des travaux, l'Agence a étécontrainte de réviser toute la procédure et lancer de nouveaux avis d'appeld'offres. Les anciens prix n'étaient plus d'actualité et une mise à niveaus'imposait pour faire l'équilibre entre le prix de cession et le prix deréalisation, explique une source de l'Agence. Concernant le prêt bancaire, lepromoteur argue que «les terrains réservés pour ces projets n'ont pas étérégularisés au moment du lancement des chantiers». Devant les arguments des unset des autres, le programme des LSP n'a pas fini de révéler tous sesdysfonctionnements. Cette première expérience initiée, il y a plus de quatreans, à Oran a mis à nu toutes les défaillances et lacunes enregistrées sur leplan administratif et technique dans le secteur du bâtiment.
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