«Non à la harga, non au suicide, oui au travail»
Renonçant à l’émigration clandestine et s’élevant contre le suicide qui endeuille les familles et emporte des jeunes à la fleur de l’âge, des dizaines de chômeurs de Mers-El-Kebir ont, récemment, saisi les pouvoirs publics auxquels ils réclament des postes de travail. En effet, dans une pétition portant les signatures d’une centaine de jeunes, les intéressés réclament leur part du développement et de l’aisance financière, sans précédant, que connaît le pays. Comme chefs de file des pétitionnaires, on retrouve des «harraga» ainsi que des universitaires et artisans. S’adressant au maire de Mers-El-Kebir, ils font part de leur volonté de contribuer à l’essor de cette collectivité locale. Pour réaliser ce vœu, ils demandent à être recrutés sur les postes vacants, ceux qui seront libérés ou créés dans le cadre du plan de développement de cette commune. Leurs précédentes tentatives ayant échoué et ne voulant plus retomber dans les mauvaises tentations, ils ont décidé de faire du slogan «non à la harga ... non au suicide, oui au travail», leur credo. Maîtrisant parfaitement leur sujet, ils rappellent aux pouvoirs publics que leur commune dispose de tuileries, d’un atelier de réparation et d’entretien ainsi que d’un chantier naval et qu’en tout état de cause, la commune a la possibilité de répondre favorablement à leurs légitimes revendications. Pour les besoins de leur cause, les pétitionnaires ont saisi l’assemblée populaire communale de leur ville, la daïra d’Aïn El-Turck dont elle relève, le secrétariat de wilaya de l’UNJA ainsi que le wali d’Oran. Approché à ce sujet et invité à nous éclairer sur les suites que l’APC compte réserver aux revendications de ces jeunes, un élu de cette collectivité locale nous a fait savoir que l’APC examinera bientôt les doléances des 100 signataires avant d’en saisir les institutions et organismes concernés pour les intégrer dans le monde du travail. Selon cet interlocuteur, il y a des usines et des ateliers qui enregistrent un déficit en main-d’œuvre. Parmi les domaines susceptibles de répondre aux légitimes attentes des jeunes chômeurs, cet interlocuteur cite les possibilités qu’offrent les métiers de coiffeur, de ferronnier, menuisier ainsi que la pêche. Les activités en rapport avec l’électricité et l’ajustage, entre autres, peuvent aussi résorber, même partiellement, le chômage. On apprend aussi que pour faire face à cette situation, la direction de l’Action sociale a mis à la disposition des intéressés un centre d’accueil des dossiers, à la cité Ibn Sina. On fait également savoir que les jeunes postulants, les artisans en premier, peuvent obtenir des crédits bancaires pour le financement des micro-entreprises qu’ils seraient appelés à créer. Dans ce même ordre d’idées, des sources autorisées annoncent que les communes du littoral ouvriront, à leur tour, des bureaux d’accueil pour recevoir ceux qui ont tenté «la harga» et ceux qui envisagent de le faire. Ils seront ainsi sensibilisés et leurs préoccupations prises en compte en présence de sociologues et de psychologues dans le but de mettre fin à ce phénomène.
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R. Amine/C. K.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com