'La santé n'a pas de prix mais a un coût', est le thème qui s'est imposé lors du point de presse du directeur général de l'établissement hospitalier universitaire d'Oran.
Le Dr Mansouri, en présence des responsables des dix pôles existants, a brossé un tableau exhaustif sur les différentes activités de l'EHU avec un bilan chiffré, suite à la réussite totale de la première greffe hépatique réalisée le 17 mars dernier par une équipe algéro-française conduite par le professeur Benmaârouf, qui, rappelons-le, a couté à l'Etat la bagatelle de 300 000 euros.
Cette prouesse technique ouvre de grandes perspectives à l'EHU et offre des soins de qualité aux malades. 'Le mode de gestion en pôle englobe plusieurs services chapeautés par un président pour une meilleure fonctionnalité sur le plan technique, économique et au plan de la réponse à la demande des soins. C'est une forme moderne', précise-t-il. Le premier responsable ainsi que ses collaborateurs ont mis l'accent sur les défis qui les attendent, et ont rappelé leur bilan de 2011 où plus de 7 700 actes opératoires ont été enregistrés sans oublier les transplantations d'organes et de cellules dont 10 de greffe rénale, 98 autogreffes et 172 333 journées d'hospitalisation en 2011. 'Notre EHU est un établissement national où les malades viennent des quatre coins du pays. L'objectif futur est de réduire la facture des soins à l'étranger mais aussi d'assurer notre indépendance, progressivement, et donner l'occasion à nos compétences de s'affirmer', fait savoir le Dr Mansouri. Quant à la question de Liberté sur les difficultés rencontrées, le premier responsable et le staff médical présent, ont tous admis l'existence d'obstacles comme les pénuries de médicaments et autres. 'Bien sûr qu'il y a des difficultés surtout quand vous gérez 2 500 salariés mais nous travaillons en équipe et du coup, les solutions sont vite trouvées. Pour éviter les pénuries, nous avons trois stocks. Un consommable, le deuxième de sécurité et le troisième d'urgence', affirme le DG. Pour le professeur Belhadj : 'Nous sommes en train de vivre un rêve. Réaliser des opérations de pointe, est le rêve de chacun de nous. Les difficultés, nous les surmontons.' De son côté, le professeur Chafi, président du pôle mère-enfant avance: 'Nous devons développer le dépistage pour diminuer les 80 % de naissances par césarienne'. La prévention est l'étape clé d'une meilleure prise en charge des soins, insistent les professionnels de la santé.
Cependant, l'insuffisance de la communication de la part de l'EHU et l'incivisme de certaines familles de malades, ont été soulevées.
Une manière de dire que d'autres efforts sont attendus des deux parties.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine BENABBOU
Source : www.liberte-algerie.com