Oran - A la une

Des habitations désaffectées depuis 2017 transformées en décharges: Des habitants de Ras El Aïn irrités interpellent le wali



Des habitants des sites Terrain Pasteur et Terrain Lebon dans le quartier de Ras El Ain, en attente du prochain relogement, viennent de lancer un appel au wali d'Oran pour inciter les services concernés a démolir les habitation désaffectées, mitoyennes aux leurs. Selon les habitants du site qui se sont déplacés à notre rédaction, plus d'une cinquantaine d'habitations désaffectées depuis 2017 après les dernières opérations de relogement n'ont pas été démolies et se sont transformés au fil des jours en décharges sauvages et en lieux de beuverie, causant d'énormes désagréments aux habitants Ces dernier affirment que Ras El Aïn, berceau historique du vieil Oran, se meurt, victime des pelleteuses et de la bidonvilisation. Des maisonnettes détruites, des amas de ruines à perte de vue, des carcasses de voitures et autres (réfrigérateurs, cuisinières), des amoncellements d'ordures...on se croirait dans une zone de guerre après un bombardement. La ville est née ici il y a onze siècles au fond d'un petit ruisseau, mais que reste-t-il aujourd'hui de ce quartier adossé au mont Murdjadjo ' Non seulement le quartier a été dévasté par les pelleteuses, mais la vie des familles entières qui résident encore dans cette zone a été profondément affectée par les dernières opérations de relogement. Les habitants du quartier qui attendent depuis des années leur tour pour avoir un logement vivent dans la peur et dans des conditions d'hygiène déplorables. «Nous vivons le calvaire. Les ordures sont partout, les insectes nuisibles et les reptiles colonisent notre quartier. Les intrusions des sangliers affamés sont quotidiennes. Le pire est que les maisons évacuées et à moitié détruites sont squattées par des intrus qui viennent d'on ne sait où pour s'installer ici dans l'espoir de bénéficier du relogement. Certaines maisonnettes évacuées sont devenues un fief de délinquants de tout bord. Nous vivons dans la peur. Nous craignons pour nos enfants dans ces lieux envahis par les voyous», raconte une habitante. Dès la nuit tombée, cette zone devient un no man's land. Les résidents se terrent dans leurs maisons à cause de la défaillance de l'éclairage public. Beaucoup n'osent plus s'aventurer en dehors de leurs maisons durant la nuit de peur de faire de mauvaises rencontres. Les résidents réclament l'intervention prompte des autorités locales pour sauver ce qui reste de ce quartier historique. Ils exigent notamment un relogement immédiat et la chasse des indus occupants des maisons évacuées. Il y a lieu de signaler que la partie sud du bidonville, située près de la nouvelle route menant du rond-point de la 2e Région militaire vers la pêcherie d'Oran, a été complètement éradiquée. Selon les services techniques de l'APC ce sont plus de 500 habitations illicites qui ont été démolies. Nos sources indiquent que des dispositions ont été prises pour éviter toute nouvelle construction sur le site éradiqué. Juste après le relogement des familles des Planteurs dans la localité de Oued Tlélat, une opération de démolition de grande envergure a été lancée en présence du wali d'Oran et a visé le bidonville dont les familles ont été relogées.
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