
Les habitants de la cité 1.063 logements location-vente reviennent à la charge pour dénoncer pour la énième fois la dégradation «terrible» de leur cadre de vie. Ils viennent en effet de saisir par écrit le chef de l'exécutif pour exposer leurs préoccupations. Une lettre accompagnée d'une pétition a été adressée au wali pour, d'un côté, énumérer les contraintes rencontrées quotidiennement par les habitants et de l'autre dénoncer les défaillances de la commune de Bir El-Djir et de l'agence AADL.Le premier point soulevé par les habitants est la défectuosité de l'éclairage public qui perdure depuis plusieurs années dans cette cité en dépit de la sollicitation par les citoyens de la mairie de Bir El-Djir et de l'ERMESO chargée par les autorités locales de gérer le réseau d'éclairage public à Oran Est. Plusieurs endroits de cette cité restent sans éclairage public depuis 2013.Les habitants ont contacté à plusieurs reprises les services de la commune de Bir El-Djir pour la réhabilitation de l'éclairage public, mais en vain. Cette cité ne fait pas exception à Oran Est où plusieurs cités sont plongées dans le noir depuis plusieurs années pour des pannes banales.«Les poteaux sont rouillés et nombreux se sont écroulés. La chaussée est truffée, depuis des années, de nids d'autruche et autres crevasses», affirme un habitant.Autre point soulevé par les contestataires est l'absence des espaces verts et d'aires de jeu dans cette cité attribuée pourtant il y a une dizaine d'années. «Cette cité est parmi les rares dans toute cette zone qui restent sans espaces verts ni aires de jeu pour les enfants. Même les cités de logements sociaux de Haï Nour ont été dotées de terrains et d'aires de jeu. Les autorités locales sont au courant de la situation mais rien n'a été fait à ce jour en dépit de nos plaintes récurrentes», regrette cet habitant. Les contestataires dénoncent en particulier le mépris affiché par certains responsables locaux qui semblent se soucier peu du bien-être des citoyens. Le seul projet réalisé au profit de cette zone a été l'aménagement d'un petit stade il y a quelques années. Ce terrain combiné se trouve aujourd'hui dans une situation déplorable. Les habitants de cette cité sont surtout excédés par les pannes fréquentes des ascenseurs, appareils indispensables pour les locataires des étages supérieurs des tours de 16 étages. Dans certains immeubles les pannes prolongées des ascenseurs durent depuis plusieurs années causant ainsi de graves désagréments aux locataires des étages supérieurs. «La vie dans des tours sans ascenseurs est un calvaire.Les enfants scolarisés sont souvent contraints de déjeuner dans la rue», lance en colère ce père de famille. Les habitants des étages supérieurs vivent en effet dans une angoisse permanente. Escalader une tour de seize étages est un exploit sportif pour une personne saine. Pour les personnes âgées ou malades, les femmes enceintes et enfants en bas âge c'est un supplice.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.lequotidien-oran.com