Le problème de manque de liquidités persiste encore dans les agences postales à Oran et ailleurs. Des files interminables de vieux, de femmes et de jeunes se sont constituées, hier dès les premières heures de la matinée, devant les agences postales de la ville. Le pic d'affluence des usagers a eu lieu dans la grande poste et l'agence Saïm Mohamed (ex-St Charles).Dans la grande poste, entre 300 à 400 personnes s'entassaient à l'intérieur sans aucun respect ni des mesures de prévention sanitaire ni de la distanciation sociale. Tout en attendant leur tour, les gens discutaient de tout et de rien.
Un brouhaha indescriptible régnait à l'intérieur de la grande salle. Le comble est que dans cet espace fermé nombreux ne portaient pas de masques. Les files se prolongeaient jusqu'à l'extérieur de la grande poste. Le seul distributeur automatique de billets de cette agence était également pris d'assaut par des dizaines d'usagers. La longue file d'attente devant ce DAB a rendu certaines personnes irritables. Il a suffi qu'une vieille femme provoque un petit blocage de la machine pour que certains laissent exploser leur colère. La tension était palpable à l'intérieur comme à l'extérieur de cette agence.
Dans les autres postes de la ville, à l'exemple de Saïm Mohamed (ex-St Charles) ou l'agence El Moudjahid dans la rue Larbi Ben M'hidi, la situation n'était pas meilleure. Une foule compacte d'usagers et en particulier des retraités s'agglutinait depuis les premières heures de la matinée pour la perception des salaires. Les citoyens s'impatientent. De nombreux citoyens n'hésitaient pas à montrer leur mécontentement en s'adressant directement au receveur. Au fur et à mesure que le temps passe, les esprits s'échauffent parmi les citoyens. Nombreux avaient peur de revenir bredouille après plusieurs heures d'attente. Ce vieux retraité raconte qu'il a été obligé de faire le tour de plusieurs agences postales de la ville avant de percevoir sa maigre retraite. Il a été surpris dans certaines agences postales par la réponse des agents. « Il n'y a pas d'argent. Revenez une autre fois », lançait sèchement le préposé au guichet. Ce rush des usagers sur les postes est constaté depuis plusieurs jours. Chaînes interminables, manque de liquidités, ordinateurs en panne... sont autant de contraintes rencontrées par les citoyens pour encaisser leurs salaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.lequotidien-oran.com