As-Sayyidah Nafîsah, la petite fille bénie du Messager de Dieu
Notre dame bénie et purifiée, As-Sayyidah Nafîsah naquit en 145 A.H. Son père est Abou Mohamed Al-Hasan Al-Anwar Ibn Zayd Al-Abladj Ibn Al-Hasan - le petit-fils du Messager- Ibn Alî Ibn Abî Tâlib Acarif Al-Mourtada, qu’Allah soit satisfait d’eux.
As-Sayyidah Nafîsah grandit dans un milieu imprégné de la bénédiction du Noble Messager, notre bien-aimé Mohamed. Elle passa ses premières années à la Mecque entourée de soins et du respect qui lui sont dus, puis, âgée de cinq ans, son père l’emmena à Médine. Il commença alors à lui prendre ce dont elle avait besoin pour sa vie ici-bas et pour l’au-delà et elle partait à la mosquée du Messager pour écouter les savants du hadîth et pour apprendre la jurisprudence par les jurisconsultes.A l’âge de seize ans, elle épousa Ishâq Al-Moutaman Ibn Jaâfar As-Sâdiq Ibn Mohamed Al-Bâqir Ibn Alî Zayn Al-Âbidîn Ibn l’Imâm Al-Hosusayn, paix sur lui. Ishâq fut un homme pieux, connu pour sa rectitude, sa bonté et sa générosité. Elle eut de lui deux enfants : Al-Qâsim et Oum Koulthoûm. Dans une maison honorée, au sein d’une famille qu’Allah a purifiée, As-Sayyidah Nafîsah est venue au monde.
Depuis sa plus tendre enfance, son cœur s’attacha au Noble Coran qu’elle récitait régulièrement. Elle se consacra à son apprentissage et finit sa mémorisation en un an et demi. Quant aux actes d’adoration, il est rapporté que notre bien-aimée accomplissait de façon régulière les cinq prières avec ses parents, alors qu’elle n’avait que six ans.
Au fil des années, elle grandit, son corps se renforça, son âme s’éleva et son cœur se raffina. Elle multiplia les actes de piété, jeûnant le matin et priant le soir, recueillie dans son adoration d’Allah et animée par la soif du savoir. Son cœur s’ouvrit aux illuminations divines et s’attacha à la Parole d’Allâh et aux hadiths de son grand-père, l’Envoyé d’Allah. Elle apprit et relata des hadiths par son père, les membres de sa famille bénie, et les savants de son époque dont elle apprit également la jurisprudence. C’est ainsi qu’on lui donna un surnom qui resta très célèbre, la (dame) au savoir précieux.
La dame honorée dans les deux demeures, As-Sayyidah Nafîsah, a accompli dans sa vie bénie trente pèlerinages en se rendant à la Mecque la plupart du temps à pieds. Elle marchait ainsi sur les pas de son grand-père l’Imâm Al-Houssayn, paix sur lui, qui disait: «J’ai honte d’aller à la rencontre de mon Seigneur sans avoir marché pour cela». La nièce d’As-Sayyidah, Zaynab bint Yahyâ Al-Moutawwadj (frère de notre bien-aimée): «j’ai été au service de ma tante pendant quarante ans où je ne l’ai point vu dormir le soir (i.e. elle priait) ou ne pas jeûner pendant la journée, sauf les jours de l’Aïd et ceux du Tashrîq. Je lui dis: ne veux-tu pas être plus clémente envers toi-même ? Elle répondit: et comment cela alors que j’ai devant moi des épreuves difficiles qui ne seront surmontées que par ceux qui seront du nombre des réussissants». Et elle disait d’As-Sayyidah Nafîsah: «Ma tante connaissait par cœur le Coran et son exégèse, et elle récitait le Coran et ses larmes coulaient.»
A suivre...
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com