Fatima Az-Zahrâ, La Resplendissante
Khadîdjah - qu’Allah l’agrée, ‘la croyante et l’affectueuse’, mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadîdjah - qu’Allah l’agrée, puis ensuite Abou Tâlib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fatima, à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin.Bien que sa sœur aînée, Oum Koulthoum, demeurait dans la même famille, Fatima réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler Oum Abi-ha, la mère de son père.
Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise. Souvent les épreuves étaient trop pour elle.
Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad. Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. ‘Ne pleure pas’ dit-il ‘ qu’Allah protège ton père’.
Le Prophète avait un profond amour pour Fatima, il dit une fois : ‘Quiconque plait à Fatima plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fatima - qu’Allah l’agrée - est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l’a met en colère me met aussi en colère’
Il dit aussi : ‘Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Âsiyâ la femme de Pharaon, Khadîdjah - qu’Allah l’agrée- la mère des croyants, et Fâtimah - qu’Allah l’agrée- la fille de Mohamed. Fatima acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadîdjah. On donna à Fatima le titre de Az-Zahrâ, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batoûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (ibâdah)
Fatima avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu. (Aïcha, l’épouse du Prophète, dit d’elle: ‘je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fatima - qu’Allah l’agrée.
Quand le Prophète la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait et l’embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète venait vers elle.
A suivre...
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com