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Des espaces publics squattés à El Hassi, Sidi El Bachir et Aïn El Beïda: Les revendeurs de matériaux de construction en ligne de mire



Suite aux nombreuses sollicitation des riverains désabusés par le comportement de certains revendeurs de matériaux de construction au niveau des localités d'El Hassi, Sidi El Bachir et Aïn El Beïda, qui squattent une grande partie des trottoirs, le wali d'Oran a réitéré ses instructions aux services concernés pour intensifier la lutte contre ce phénomène. Lors de sa dernière visite de travail au niveau de la commune de Bir El Djir, le wali avait constaté de visu l'ampleur du phénomène à Sidi El Bachir et avait ordonné aux responsables concernés de libérer immédiatement les espaces squattés par les revendeurs de matériaux, en adressant des mises en demeure aux contrevenants. Selon les services de la wilaya, des opérations de contrôle seront lancés à travers l'ensemble des secteurs urbains et des communes de la wilaya.En effet après une brève éclipse, suite aux opérations de contrôle et aux dispositions prises pour lutter contre le squat des espaces publics, de nombreux revendeurs de matériaux de construction se sont accaparés de nouveau de ces espaces, faisant fi des lois et de la réglementation en vigueur. Ces commerçants outre le fait qu'ils ne disposent d'aucune autorisation, ne paient aucune taxe aux services de la commune. Selon des sources proches de la commission de l'urbanisme de l'APC d'Oran, de nombreux citoyens des quartiers d'El Hassi, Sidi El Bachir, Aïn El Beïda, etc. se sont plaints des désagréments causés par ces revendeurs par l'étalage de parpaing, sable, briques, ciment, etc. sur une bonne partie de la chaussée, et ont interpellé la commission mixte chargée du contrôle des espaces publics squattés, pour l'entame d'une nouvelle opération de contrôle et libérer ces espaces. A ce titre, nos sources indiquent que cette commission entamera dans les tout prochains jours une opération qui ciblera essentiellement les revendeurs de matériaux de construction qui occupent une grande partie de la chaussée au niveau de ces quartiers.
Outre la poussière, les habitants craignent surtout les accidents au vu des incessants va-et-vient des camions. A l'instar de la première opération menée il y a plus de trois années, nos sources indiquent que des mises en demeure seront adressées à tous les contrevenants et un délai n'excédant pas huit jours leur sera accordé pour libérer l'espace squatté, avant de recourir à la force publique et l'application de mesures coercitives. D'autre part et selon nos interlocuteurs, après l'éradication d'une grande partie des marchés informels à Oran, une opération de contrôle des commerçants squattant l'espace public a permis de dresser plus d'une centaine de mises en demeure à des contrevenants, notamment les commerces d'alimentation générale, de quincaillerie, de vaisselle, etc. qui étalent leur marchandise sur les trottoirs entravant ainsi les piétons. Les commerçants mis en demeure ont été sommés de libérer l'espace public dans un délai n'excédant pas les 15 jours, ajoutent nos sources.
L'opération intervient dans la continuité d'une première opération qui avait été lancée en 2019 et qui avait permis à la commission mixte de recenser plus de 600 commerçants contrevenants qui avaient été mis en demeure pour libérer ces espaces et pour se rapprocher des services concernés pour régulariser leur situation. Selon les mêmes sources, la deuxième phase de l'opération a révélé que bon nombre de commerçants mis en demeure lors de la première opération ont libéré les espaces occupés. Il est à signaler que face à l'ampleur qu'a prise le phénomène de l'occupation des espaces publics par les commerces au niveau de l'ensemble des quartiers de la ville, il a été décidé de la mise sur pied de cette commission qui a pour tâche de constater si les occupants de ces espaces disposent d'autorisations d'exploitation dûment délivrées par les services compétents. Les premières opérations ont révélé que la plupart des cafés, commerces, crémeries, mécaniciens, bouchers, menuisiers etc. squattaient une partie des trottoirs sans autorisation et ne versent aucune taxe à la commune.
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