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Des élus locaux font leur mea-culpa



Des élus locaux font leur mea-culpa
A Oran, on se refile la patate chaude...Des élus zélés par leur retour à l'APC, se sont mis à énumérer leurs consécrations en énumérant les projets qu'ils ont concrétisés.A chaque lacune, un état d'âme avancé. C'est du moins ce qui a marqué la dernière réunion de l'Assemblée populaire communale consacrée à la présentation du bilan de l'année 2016. Dans le sillage d'une telle rencontre, le maire d'Oran, Noureddine Boukhatem, a été intraitable en signifiant un niet catégorique en jurant par tous les saints ne ratifier aucune transaction pour le compte de l'année prochaine tant que le programme de 2016 n'est pas encore achevé. Une telle «menace» a provoqué une sortie plutôt tonitruante des certains élus locaux et responsables des divisions se refilant la patate chaude.Chacun des intervenants a estimé juste de «jeter» son dévolu sur ses camarades tout en se mettant à énumérer les lacunes et impairs perpétrés dans la gestion des affaires de la cité. Dans le tas, aucun n'a laissé passer l'occasion de relever les manquements constatables au niveau de chaque division. Certains de ces élus ont été «incorruptibles» dans leurs interventions en faisant leur mea-culpa en avouant leur petit «péché».D'autres sont plus ou moins «futés» en suggérant de passer à la vitesse supérieure tout en redoublant d'efforts pour parachever, ne serait-ce qu'à 80%, tous les projets lancés, et ce avant la fin de l'actuelle mandature.Les relents d'une campagne électorale, se faisant sentir, des élus galvanisés par leur retour à l'APC, se sont mis à énumérer leurs consécrations en prenant en charge l'aménagement des routes.Le chef d'un tel service tant névralgique a fait état de 15 à 20 transactions conclues annuellement, donnant ainsi un montant égal à 217 milliards de centimes qui ont été déboursés dans le cadre des développements lambda, dont entre autres les réfections de la chaussée. La présentation d'un tel bilan n'a pas laissé d'autres élus indifférents. Plus d'un sont sortis de leur silence. En lâchant leurs diatribes, plus d'un ont souligné que la division des routes n'a pas été totalement ingénieuse dans la mise en place des composants et autres installations routières comme les ralentisseurs. Comme elle a laissé des habitants réagir en installant anarchiquement ces ralentisseurs amochant par leur acte l'esthétique de la ville. D'autres ont poussé le bouchon un peu plus loin en reprochant à ladite division son manquement quant au suivi des projets dont la responsabilité lui revenait de droit. Pour plus d'un, notamment des élus discrets, il ne manquait qu'un seul aveu: faire état d'un échec cuisant dans la gestion du chef-lieu abritant la deuxième ville du pays la ville d'Oran. «Si l'échec est annoncé, la responsabilité est à assumer collectivement», nous dira un élu municipal. Les espaces verts et les lieux de détente n'ont pas été en reste des sujets ouverts aux débats lors du dernier conseil municipal. Dans ce chapitre bien précis, une telle responsabilité a été assumée en la personne du maire, annonçant que la problématique sera résolue lors de l'année 2017. Une telle annonce a été faite après que le chef dudit service n'a pas non plus lui aussi dérogé à la règle en se mettant au comptage des projets réalisés depuis 2012. Dans le tas, il a avancé que «85 projets ont été concrétisés». Toutefois, il a déploré l'absence de la prise en charge, du suivi et d'entretien desdits espaces. Là aussi, le même intervenant n'a pas manqué de verser dans les états d'âmes en soulignant ce qu'il a qualifié «d'absence de main-d'oeuvre qualifiée». Idem pour le responsable de la division de maintenance qui a avancé le montant de 79 milliards de centimes déboursés durant les cinq dernières années dans le cadre de la prise en charge des établissements scolaires et autres projets dont la gestion lui revenait de droit. Le même intervenant a, tout en emboîtant le pas à ses camarades, souligné les lacunes qui ne sont pas encore comblées comme l'absence de chauffage dans plusieurs écoles. Pour appuyer sa thèse, le responsable de ladite division a invité les présents à constater de visu un tel état de fait en se rendant dans les établissements scolaires où des élèves en bas âge grelottaient de froid. Le service planification a déboursé pas moins de 67 milliards de centimes tandis que la division des stocks a dépensé un budget égal à 13,6 milliards de centimes. Ayant passé en revue tous les manquements signalés, le maire semble avoir identifié les sources du mal entravant la bonne gouvernance de la commune d'Oran. Dans son speech, il a instruit ses lieutenants les sommant d'établir une liste noire devant renfermer les entreprises n'ayant pas achevé à temps les projets qui leur ont été confiés. Comme solution innovante, préconise le P/APC, ces entreprises défaillantes seront interdites de soumissions aux projets futurs.
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