Se substituant aux étudiants, dont une dizaine seulement s'est mobilisée pour participer à la marche hebdomadaire du mardi, des citoyens ont battu le pavé au centre-ville d'Annaba, hier, en déployant des banderoles et en brandissant des pancartes appelant au départ de toutes les figures du régime, ainsi qu'à la libération immédiate des détenus d'opinion.Malgré le froid intense qui a sévi sur la ville hier, les manifestants ont fait plusieurs tours du cours de la Révolution en reprenant des slogans hostiles à l'armée, au président Tebboune et aux médias qui ont pris le parti des autorités, occultant les revendications du peuple. Arborant l'emblème national, ils ont scandé inlassablement "Etat civil et non militaire" et "Vous avez pillé le pays et assassiné le peuple.
Nous n'arrêterons pas de manifester". Ces inconditionnels du hirak, une centaine environ, se sont regroupés devant le théâtre régional Azzedine-Medjoubi où ils ont improvisé un débat sur les objectifs du mouvement populaire et sur la nécessité de "maintenir la pression sur les tenants actuels du régime jusqu'à l'instauration d'un Etat démocratique".
Ne s'avouant pas vaincu, l'un des étudiants présents assure que la plupart de ses camarades sont favorables à l'idée de revenir au front de la contestation, mais en sont empêchés pour diverses raisons, dont les examens et l'éloignement des campus.
A. ALLIA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A ALLIA
Source : www.liberte-algerie.com