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Des citoyens exclus des festivités du 19 Mars Oran



Des citoyens exclus des festivités du 19 Mars                                    Oran
«Les initiatives citoyennes pour célébrer les fêtes nationales et commémorer les hauts faits d'armes d'un peuple qui a lutté pour recouvrer son indépendance sont-elles frappées du sceau de l'interdit '»
La question émane d'un groupe d'enfants de chouhada et de moudjahidine de la wilaya d'Oran. Ces derniers se sont dit outrés par le refus de la commune d'Oran de leur octroyer la salle de la médiathèque où ils devaient tenir une activité commémorant la journée du 19 Mars à laquelle devaient collaborer plusieurs associations. «Après un accord de principe des responsables de la commune, un refus nous a été signifié, ce qui cache vraisemblablement des raisons occultes.
Nous n'avons voulu que rappeler aux jeunes générations les sacrifices de nos glorieux martyrs», affirme pour sa part M. Mourad Belabed, un des initiateurs de cette activité.
Pour lui, il y a une réelle volonté de spolier le peuple de ses dates symboles et surtout de sa mémoire. «Allez demander dans la rue aux jeunes ce que signifie le 19 Mars, allez leur demander des noms de chouhada tombés au champ d'honneur à Oran, ils ne sauront quoi vous répondre, au moment où ils savent tout du parcours de Messi et des titres du Barça», dira-t-il. «Nous avons organisé des manifestations à l'occasion de la Journée du chahid le 18 février,
qui avait connu l'engouement des jeunes. Nous avons demandé au moins le pavoisement de la ville aux couleurs nationales, mais cela n'a pas été fait. Pourquoi '», interroge-t-il avant de préciser que lors de cette manifestation, les organisateurs avaient invité le député Moussa Abid, l'initiateur du projet de loi criminalisant le colonialisme, un projet qui a déjà recueilli la signature de 117 députés, mais qui est resté dans les tiroirs de l'APN».
Ces citoyens se disent également outrés par la situation d'abandon dans laquelle végète le carré des martyrs du cimetière d'Aïn El-Beida. «Depuis 1994, des tombes ont été profanées et depuis, le carré n'a jamais bénéficié de travaux d'entretien. Nous n'allons pas nous taire, nous allons y revenir à d'autres occasions.
La mémoire collective doit retenir le sacrifice des martyrs. Nous allons revenir à la charge pour exiger le retrait de la statue de Marianne qui trône devant l'Hôtel de ville et qui est sur un piédestal au pied duquel figure le visage de l'Emir Abdelkader et des versets du Coran. Cette statue doit disparaître, car sa présence représente une insulte aux millions de martyrs de la guerre de Libération nationale», diront nos interlocuteurs.
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