En parallèle aux différents festivals qui valent ce qu'ils valent, depuis quelque temps, la presse nous rapporte les échos de quelque colloque, séminaire ou autre rencontre universitaire sur tel ou tel domaine de la vie, de la société, de l'entreprise ou de la science. Cela change des soirées karkabou de bout en bout. A nouveau, des esprits se retrouvent en enceinte pour débattre et triturer une «affaire» qui relève de l'investigation et de l'observation intellectuelle.
D'autres rencontres ont lieu, par ailleurs, sur d'autres questions plus politiques ou plus prosaïquement économiques, historiques ou culturelles. Qu'importe ! Tout le monde semble éprouver le désir ou le besoin de se confronter à l'autre par le verbe et par l'idée. Ghaya ! on a compris que les ikhouani akhaouati que nous sommes avons un besoin éperdu de nourriture autre qu'alimentaire. Il s'agit el youm, d'imaginer, de trouver, de rechercher et d'inventer de nouvelles formes de travail, de socialisation, de production, pour assurer sa survie, c'est bien connu.
Il est temps, à présent, que chacun investisse son capital intellectuel, hérité et acquis, dans la capacité de réfléchir et de poser, en termes nouveaux, les problèmes qui sont les nôtres, ou que l'on a bien voulu nous imposer. Il est temps de procéder à ce travail pédagogique qu'on s'est refusé, sciemment, ou par incompétence, ou par ignorance, de réaliser, chacun à son niveau, afin que plus jamais le doute nous assaille et nous submerge. Il est temps enfin de débattre, chacun avec la force de ses convictions, non pas pour imposer ses vues ou son point de vue exclusif, mais pour convaincre avec la force des arguments que seule la raison sait produire.
Il est temps alors, au regard des bouleversements d'en face, d'investir le débat et de s'introduire sur le registre de la démonstration au détriment de la délation, sur le registre de la pédagogie au détriment du compromis fatal qui risque souvent, hélas, de se transformer en sordide compromission et enfin sur le registre de la vraie représentation au détriment de la corruption nauséabonde et répugnante. Car la relève, c'est-à-dire nos héritiers, ne s'y retrouvera plus jamais et… malheur aux vaincus !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Guellil
Source : www.lequotidien-oran.com