Oran - A la une

Derrière un langoureux sit-in, un mouroir silencieux



Derrière un langoureux sit-in, un mouroir silencieux
« Dès que vous les voyez se résigner déjà à la mort, vous oubliez que vous étiez heureux au moins une fois dans la vie, quand votre âme devient apte à la trahison sur la vie, la propre déconfiture de l'homme » Soljenitsyne
Malgré l'embouteillage, les gaz d'échappements et le ronronnement des moteurs dans l'allée principale de l'hôpital, il fait beau et les badauds s'adossent contre le parapet du sympathique jardin. On ne sait pas s'ils sont là, dans l'ombre, à attendre les visites à partir de une heure ou pour admirer la beauté des résidentes qui sont avec leurs condisciples mâles en rassemblement pacifique ' où la majeure partie des causeries ne tourne pas vraiment autour de la chose médico sanitaire ' pour préparer des revendications certainement légitimes.
Je dois me rendre au Centre Pierre et Marie Curie voir un ami hospitalisé pour une saloperie dans un organe sensible. En longeant le groupe protestataire, j'ai reconnu Salah du Quotidien d'Oran discutant avec la réplique de Katharina Zeta Jones, dernière année de chirurgie. Elle lui parle du service sud, en tant que ouliya, célibataire affectée dans un centre au milieu de nulle part, sans équipe encadrante, sans matériels appropriés, sans logement, sans rémunérations conséquentes et tuti quanti. Une autre s'approche, plutôt genre Grey's Anatomy, pour prendre la parole, dénoncer le favoritisme, le harcèlement et les partis pris dans le suivi des contrôles d'apprentissage.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)