
Au-delà de quarante ans et plus, et précisément pour les personnes présentant des antécédents familiaux de l'affection, le dépistage est quasi-nécessaire. C'est le conseil initial des ophtalmologistes. Limiter les dégâts qui pourraient être causés aux yeux demeure l'alternative capitale en l'absence d'une thérapiecurative, si ce n'est la normalisation de la tension oculaire avant d'entreprendre le geste chirurgical. Représentant la deuxième cause de cécité dans le monde et dans les pays les moins développés, après la cataracte, le glaucome, une affection de l'?il, doit susciter autant d'appréhension au seuil des 40 ans. «Longtemps asymptomatique, il peut être aigu et devenir une urgence», explique une source médicale, ajoutant que le glaucome provoque une diminution du champ de vision. Soit une conséquence de dommages au nerf optique secondaire, à la destruction progressive de ses fibres nerveuses. Et Le glaucome -comme le présage-t-on, parfois - ne signifie pas systématiquement élévation de la tension oculaire, car celle-ci peut-être tout à fait normale alors même que le nerf optique est atteint. Il existe plusieurs formes de glaucome (avec des moyens de traitements différents), dont le plus fréquent est le glaucome primitif à angle ouvert. Le recours à un ophtalmologiste après l'âge de 40 ans, où lorsque le sujet a des antécédents familiaux de glaucome, est primordial. Les personnes atteintes de diabète, d'hypothyroïdie, d'hypotension ou 'hypertension, de troubles cardiaques sont aussi appelés à voir un médecin. Car le dépistage reste le meilleur moyen de s'en prémunir. Il consiste en la prise de la tension oculaire et un examen du fond d'?il pour analyser le nerf optique. Néanmoins les spécialistes précisent qu'il existe d'autres mesures complémentaires à effectuer, car «la mesure seule de la tension oculaire n'est pas suffisante pour dépister un glaucome car la tension peut être normale dans environ 30 à 40% des cas (glaucome à pression normale)». En ce qui concerne les facteurs de risque les praticiens évoquent l'usage de certains médicaments en particulier ceux à base de corticostéroïdes ou ceux qui dilatent la pupille. Aussi la consommation de café et tabac augmenterait de façon momentanée légèrement la pression à l'intérieur de l'?il. En outre le tabac et l'alcool sont à proscrire, pour les risques cardiovasculaires qu'ils engendrent et pour leur toxicité sur le nerf optique. Quoiqu'il en soit alertent les ophtalmologistes, «les personnes dont le risque de glaucome est plus élevé ont tout intérêt à subir un examen complet de la vue tous les ans». En l'absence de traitement curatif, l'acuité visuelle étant perdue à cause du glaucome, l'objectif repose sur la prévention et le ralentissement des dommages subséquents. Il s'agira de diminuer la pression à l'intérieur de l'?il en améliorant la circulation de l'humeur aqueuse à travers un plan de traitement, qui veillera à la surveillance des capacités visuelles régulièrement. En premier lieu sur des collyres visant à normaliser latension oculaire suivie parfois d'un traitement par laser (trabéculorétraction), qui consiste à brûler les petites régions du trabéculum ou par chirurgie, le dernier recours du traitement du glaucome. Le geste permet de créer une bulle defiltrations sous le blanc de l'?il pour évaluer l'humeur aqueuse. Actuellement la recherche se penche par-dessus tout sur les mécanismes qui sont responsables du glaucome primitif à angle ouvert. Car, on doit comprendre la cause permettrait de déterminer de nouvelles cibles thérapeutiques.L'Algérie compte plus de 450 000 glaucomateux. La prévalence de la pathologie est de l'ordre de 4,6% parmi la population de plus de 40 ans, selon les derniers chiffres de la société algérienne du glaucome. Les sujets démunis lâchent souvent prises en raison de la cherté des examens d'explorations récurrentes. Les mesures préventives de base, envers les personnes à risque, englobent outre l'aspect de contrôle médical précité, une surveillance du poids avec un regard accru sur la pression artérielle est fortement conseillée surtout chez le diabétique.N. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nasser Hannachi
Source : www.latribune-online.com