Les conflits familiaux peuvent constituer le premier «pas» vers la délinquance juvénile. C'est ce qui ressort de la journée d'études sur «La délinquance juvénile» organisée hier, au centre de rééducation, des mineurs (garçons de la cité Djamel), à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de l'enfance. Les participants à cette journée, à savoir des magistrats, avocats, psychologues, sociologues et éducateurs ont évoqué les causes et les conséquences de ce phénomène qui ne cesse de prendre de l'ampleur au sein de la société. Le divorce et la violence au sein de la famille sont considérés comme des dangers moraux. Selon les spécialistes, «les enfants, vivant dans certains milieux, sont généralement présents lors des scènes de violence, parfois eux-mêmes battus ou menacés». L'équilibre émotif de ces enfants et leur santé physique sont mis en péril par les scènes de violence et l'atmosphère tendue qui règne à la maison, les sentiments d'insécurité, de vulnérabilité, de culpabilité, les troubles de comportement, les difficultés scolaires sont omniprésents. Avec le temps, certains développent une détresse psychologique profonde qui peut se traduire par des fugues, des tentatives de suicide ou l'usage de l'alcool, des psychotropes et autres drogues. A long terme, ils développent un haut niveau de tolérance à la violence et acceptent ces comportements comme moyens normaux d'expression et de résolution des conflits. Les spécialistes ont saisi l'occasion pour soulever le manque d'établissements et d'institutions spécialisés dans la prise en charge psychologique des jeunes délinquants. «Environ 10% des délinquants sont des récidivistes», affirment-ils.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : J Boukraâ
Source : www.lequotidien-oran.com