Oran - Revue de Presse

Dégradation des jardins publics et lieux de détente



Où est donc passée la DPE ? La suppression des clôtures métalliques qui ceinturaient et protégeaient les jardins et autres lieux de détente récemment décidée par la municipalité d’Oran et qui était destinée, selon les décideurs, à les rendre facilement accessibles aux citoyens n’étant pas été accompagnée par un suivi régulier, des riverains et promeneurs commencent déjà à les regretter.   En effet, devenus faci-lement accessibles par la grâce de cette décision, ces espaces de détente sont carrément pris d’assaut par des familles entières ou tout simplement par des badauds désirant reprendre le souffle avant de poursuite leur errance. Cependant, longtemps interdits d’accéder à ces équipements et, par voie de conséquence, ignorant la plupart du temps la conduite et les règles de bienséance qu’ils doivent nécessairement y respecter, de nombreux usagers se transforment en véritables prédateurs-pollueurs. Il en est, malheureusement, ainsi du côté du célèbre lycée Lotfi où les riverains du joli petit jardin de la rue général Beudeau, dont la clôture a été enlevée, commencent à le regretter. Livrés à des usagers souvent incultes ou tout simplement sans vergogne, l’ancien petit bout de paradis a, depuis, été transformé en chiottes publiques où ces derniers n’hésitent plus à faire publiquement leurs besoins. La nuit, assurent des riverains que cette descente aux enfers dérange très sérieusement, le site se transforme en coupe-gorge où bière et vins coulent à flot et où d’autres produits, plus nocifs les uns que les autres, meublent des veillées qui finissent souvent mal. A ce propos, Hadj Miloud, l’un des riverains, déclare «La décision de la municipalité de faciliter l’accès aux espaces de détente est une bonne chose. Accompagnée d’un suivi et d’un entretien réguliers, elle aurait été plus profitable aux riverains, aux promeneurs et moins coûteuse aux contribuables». Egalement approché, l’exploitant d’un kiosque voisin est du même avis et reproche aux usagers de ne pas prendre soin de cet espace et à la municipalité de ne l’entretenir qu’épisodiquement. Le cas du petit jardin de la rue général Bedeau n’étant assurément pas isolé, il serait peut-être temps que la commune et les usagers songent à en faire le meilleur usage, assurer la maintenance et les soustraire à la prédation. M. Nemili
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