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Déficit flagrant de sang dans les hôpitaux ORAN



Déficit flagrant de sang dans les hôpitaux                                    ORAN
Les banques de sang des hôpitaux d'Oran et autres établissements hospitalo-spécialisés sont presque «exsangues» ces derniers jours. Pour cause, les donneurs se font cruellement rares durant une période marquée par une forte demande, le mois de Ramadhan. Plusieurs familles de patients crient à l'abandon. Des responsables et praticiens de plusieurs établissements hospitalo-spécialisés comme celui des cancéreux Emir Abdelkader d'El Hassi, voient autrement les choses mais sont unanimes à reconnaître que «la disette du sang est devenue une tradition qui se répète chaque mois de Ramadhan de chaque année».
Les services des urgences médico-chirurgicales ne désemplissent pas. De jour comme de nuit, des victimes des accidents domestiques, de travail, des personnes anémiques et autres patients affluent en nombre important alors que le sang, qui devient de plus en plus une denrée rare, contraint les familles de ces malades à ratisser large aux fins de dénicher des flacons de 250 cl en suppliant des donneurs, familles et même des passants pour faire ce geste vital de bienfaisance en ce mois de piété.
Ce n'est pas tout, puisque cet état de fait n'est pas sans incidences graves sur la santé des patients dans le besoin permanent de sang comme les malades atteints d'anémies et de cancer. Tout compte fait, les services de lutte contre le cancer sont contraints de reporter à des dates ultérieures plusieurs interventions chirurgicales et autres séances de chimiothérapie.
Ainsi donc, plusieurs dizaines de patients, notamment les malades atteints de cancer et autres pathologies hématologiques, sont exposés à plusieurs complications dont le risque létal.
La sonnette d'alarme est ainsi donc tirée. La santé est toujours malade à Oran. Dénicher une pochette de sang, pendant ce mois de piété, relève du parcours du combattant. Les constats peuvent être vérifiés de visu un peu partout dans les structures sanitaires d'Oran. Pendant que plusieurs familles crient à l'abandon, les praticiens, eux, ne trouvent rien de mieux à dire pour se disculper que d'expliquer la crise en l'imputant à des donneurs qui se font, comme à chaque année, rares. La problématique qui est posée est d'ordre religieux, le jeûne n'est plus valide dans le cas où le jeûneur se fait piquer pendant la journée. Or, plusieurs hommes de religion, des imams, ont apporté le contraire en indiquant que «sauver des vies humaines en leur donnant du sang neuf est une valeur de l'Islam donc aussi du Ramadhan».
Cette déclaration vient renforcer la thèse des médecins qui, tout en rassurant, indiquent que «donner du sang pendant le Ramadhan n'a aucune incidence sur la santé du donneur». Le ton est donc donné à la sensibilisation. En effet, les utilisateurs de téléphonie mobile reçoivent, ces derniers jours, des messages SMG les incitant à faire leur bonne action en donnant leur sang.
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