Le Cnapest et l'Unpef font front commun et annoncent une grève pour le 24
février prochain.
Les deux syndicats déclarent
toutefois que la décision pourrait être revue, si le ministère rectifie le tir
et annonce le pourcentage de l'augmentation dont il parle dans sa dernière
lettre aux enseignants, et donne des garanties quant à l'aboutissement de leur
demande sur la gestion des Å“uvres sociales et le bénéfice de la médecine du
travail. «Nous n'acceptons pas que ces dossiers soient dissociés», ont affirmé
les animateurs de cette conférence, Sadek Dziri président de l'UNPEF et Nouar
Larbi coordonnateur national du CNAPEST.
L'attitude du ministère de «ne
voir dans les revendications des enseignants que l'aspect lié au seul régime
indemnitaire serait se dérober des engagements pris, le 23 novembre dernier,
après le gel de la grève de trois semaines observée par les enseignants dans
les trois paliers de l'enseignement», ont encore soutenu les syndicalistes.
Ils expliquent que le débrayage
qui sera observé à partir du 24 février pour une semaine reconductible les
enseignants «ne vont pas le faire de coeur joie». Et d'ajouter «nous sommes
contraints de le faire en raison de la fuite en avant des pouvoirs publics par
rapport aux doléances des enseignants non satisfaites et remises à chaque fois
aux calendes grecques». Ils s'étonnent par ailleurs qu'après l'annonce de la
grève, le ministre réagit par une lettre. «C'est comme s'il prenait l'opinion
publique à témoin et présenter les enseignants comme les fautifs. Concrètement,
il n'y a rien de palpable sur les augmentations dont parle le ministre dans sa
lettre», est-il encore soutenu. L'Unpef et le Cnapest chargent les pouvoirs
publics et les accusent d'être à l'origine de cette situation du fait de «fuir
leur responsabilité». Ils disent attendre toujours quelque chose de la part de
la tutelle pour ne pas aller à la grève.
L'Unpef et le Cnapest, qui ont
tenu respectivement leurs conseils nationaux le 05 et 06 et 15 et 16 février,
réitèrent leurs revendications relatives à la promulgation d'un régime
indemnitaire à la hauteur de leurs attentes, de donner la gestion des Å“uvres
sociales à des gestionnaires indépendants de toute influence politique ou
syndicale et de faire bénéficiers les enseignants de la médecine du travail.
Le président de l'Unpef a, en
outre, tenu à préciser que des «parties» veulent nuire à son syndicat en
avançant des informations grossières faisant croire qu'il entretient des
relations avec des syndicats indésirables dans notre pays. Il ajoute que
l'Unpef entretient des relations avec des syndicats du monde entier et soutient
la politique étrangère du pays.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah-Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com