
Ce matin, encore, tu as dû te rendre à l'hôpital dans le cadre des soins relatifs à cette sale maladie. Celle qui est si sournoise qu'on ne peut la combattre en une seule fois. Il faut y retourner puis encore y retourner avec tout le cérémonial du protocole établi puis sans cesse rectifié pour lutter contre elle. Tu l'auras. C'est une question de temps. Nos personnels de soins sont dévoués et font tout leur possible pour accompagner le malade dans un long chemin de lutte.On entend souvent des critiques vis-à-vis de nos institutions médicales ; mais les malades vous diront qu'au final ces institutions font de leur mieux pour accueillir et accompagner les patients dans leur guérison. C'est si facile de critiquer le cadre hospitalier surtout lorsqu'on est en bonne santé et qu'on a la distance du bien portant. Dans sa tête, au souffreteux, la maladie est au centre. Elle l'envahit et l'empêche de déployer ses ailes. Lui naguère si beau qu'il est comique et laid. Oui comique de la laisser prendre le pas sur ses envies et ses espoirs. Ici, à ce moment précis, le personnel hospitalier est présent pour lui. Quel qu'il soit, il est là debout, prêt à réaliser ses tâches auprès du souffrant sans lui en tenir rigueur, sans le juger. Il est là, prêt. C'est tout.La folie des hommes n'aura pas la peau de ces personnes dont la vocation première est de soulager leurs patients. Leur parler. Leur donner du courage. Les informer de ce qu'ils ne savent pas. Les rassurer. Leur rendre la vie plus douce. Les écouter. Les comprendre. Ne décrions pas sans savoir. Ces gens sont courageux d'exercer un métier si ingrat. Ils sont confrontés à ce qui est le plus difficile à admettre par l'homme et pourtant, ils exercent jour après jour leur métier avec courage et respect.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Guellil
Source : www.lequotidien-oran.com