Oran - Revue de Presse

De nouveau les files d'attente La mauvaise rentrée de l'état civil



Les années se suivent et se ressemblent. A deux semaines de la rentréescolaire, prévue pour le 15 septembre en cours, les services d'état civil sontquotidiennement pris d'assaut par des centaines de citoyens qui viennent pourdemander une panoplie de documents exigés par les établissements scolaires. Lesinscriptions commencent aujourd'hui avec leurs lots de tracasseries.Un extrait de naissance par-ci un certificat de résidence par-là, en plusdes imprimés à remplir et à légaliser au niveau des mairies.Telle est la composante du dossier à fournir selon un parent d'élève. Siles préposés aux guichets au niveau des différents bureaux d'état civil d'Oransont maintenant familiarisés avec ces «ruées» coïncidant avec chaque rentréescolaire, il semblerait néanmoins, que les choses ne sont guère différentes desannées précédentes, car force est de constater que les mêmes erreursd'organisation se répètent chaque année, au détriment du minimum de qualité deservice dû au citoyen. «C'est la même chose à chaque année. On doit se battrependant deux heures minimum pour avoir un simple extrait d'acte de naissance ouune banale légalisation. J'ai laissé mon travail et toutes mes obligations pourfaire le pied de grue pour un simple document qu'on devrait avoir normalementen moins de cinq minutes. C'est un véritable parcours du combattant. C'est pasnormal,» nous confie, dépité un père de famille venu pour compléter le dossierd'inscription de son enfant scolarisé au CEM Cheriet Ali Cherif aucentre-ville. Débordés par la forte demande, les agents de l'état civil n'ontpas d'autres choix que de gérer comme ils peuvent cette situation surréaliste.Souvent ils doivent supporter les «coups de nerfs» de certains, irrités par ceslongues files d'attente. «S'il y a quelqu'un à blâmer, ce n'est ni le préposéau guichet qui fait ce qu'il peut, ni le citoyen dont la colère peut secomprendre en pareille situation, mais ce sont les reponsables du secteur quin'apprennent absolument rien des erreurs du passé.Pour une situation particulière, il faudrait avoir des moyens humains etmatériels particuliers, sinon ça ne peut pas marcher», affirme pour sa part unretraité de l'APC, tout heureux d'avoir enfin reçu l'extrait de naissance deson petit fils.
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