
En attendant la réalisation d'une infrastructure de haut niveau pour les regroupements sportifs d'importance, les clubs oranais se contentent des «petites» structures existantes qui, comme le stade Zabana, le Complexe des Castors ou encore la Munatec de Canastel, permettent de se donner l'illusion d'une préparation sportive. Pour leurs entrainements, les équipes sportives continuent, en effet, de se partager ces petits espaces dignes des catégories amateurs des équipes de football du MCO et de l'ASMO qui comptent, quand même, quelques milliers d'aficionados, se contentant de structures sportives loin de garantir les conditions nécessaires à une bonne préparation. Ceci, alors que le stade olympique de Bir El-Djir est en cours de réalisation et que les projets de construction des centres de formations du MCO et de l'ASMO semblent avoir été mis sous le boisseau. Alors qu'aucune information n'a filtré sur le projet de réalisation du centre de formation des équipes nationales de football, annoncé en mars dernier par la Fédération algérienne de football. Le stade olympique, dont la réception est prévue pour fin 2013 ou début 2014, seule infrastructure de taille prévue pour le court terme, permettra, certes, à la capitale de l'Ouest de s'enorgueillir d'un complexe d'envergure mais offrira surtout aux clubs de l'élite de meilleures conditions
d'entrainement : implanté sur une surface de 170 hectares avec une capacité d'accueil annoncée de 40 000, il comprendra dans
un premier temps, entre autres, un stade d'athlétisme, des salles de musculation, des piscines et un vélodrome ; ce qui n'est pas
du luxe pour des équipes dont on attend qu'elles rayonnent dans les compétitions internationales. A terme, le complexe olympique sera - outre les structures citées plus haut - constitué d'un stade d'athlétisme, un terrain de réplique, une école de formation pour les athlètes' Mais pour le moment, la Munatec et la forêt de Canastel, le stade de Zabana et Bouakel, le petit complexe Chenior, le stade de la localité d'El Kerma et d'autres petits expédients constituent la seule alternative pour les équipes de football : «On n'est pas en droit d'attendre des résultats de ces équipes ni de n'importe quelle formation de quelque discipline que ce soit, si elles ne disposent pas des moyens les plus basiques pour bien se préparer» estime un journaliste sportif, local. On le voit, à la télé ou sur Internet, les athlètes étrangers ne se préoccupent de rien d'autre que de faire leur «boulot de professionnels». Les sportifs algériens continuent de s'inquiéter de l'éclairage en nocturne ou des terrains de préparation. C'est proprement indigne ! A moins que les pouvoirs publics n'accélèrent la réalisation des infrastructures sportives pour accompagner les efforts déployés par les sportifs, les équipes algériennes continueront de s'adonner à de pseudoentrainements, dans des pseudostades et de faire de la vraie figuration dans les forums internationaux.
S. O. A.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Ould Ali
Source : www.latribune-online.com