«Pénalisante», tel est le qualificatif que donnent, aujourd'hui, lesnombreux demandeurs de carte nationale d'identité à propos de la centralisationdu service des cartes d'identité au niveau de la daïra d'Oran.Cela a engendré non seulement des retards pour l'établissement de cedocument officiel, mais un rush sur ce service. A titre illustratif, une femmeaurait, selon ses propos, attendu 4 mois pour se faire délivrer sa CNI. A laveille des différents examens scolaires, certains parents d'élèves s'inquiètentsur ce retard et sont obligés de se présenter au bureau de la daïra, alorsqu'ils ont déposé leurs dossiers au niveau des secteurs urbains de leurrésidence où devrait normalement se faire le retrait. Sur cette défaillance, lesecrétaire général de la daïra d'Oran, M. Merali, nous apprend qu'à la mêmepériode de l'année, une forte demande de CNI est enregistrée, de même que cellequi précède le pèlerinage. Pour cette année, un guichet spécial élèvescandidats a été ouvert pour leur permettre de se faire délivrer leur documentdans les plus brefs délais et des instructions fermes ont été données aupersonnel de faire passer en priorité cette catégorie de demandeurs. Notreinterlocuteur nous apprendra que durant la période du 1er janvier 2007 au 15 dumois en cours, 21.200 cartes ont été délivrées, soit une moyenne de 400 cartespar jour. Ni la question des imprimés, ni encore moins celle des moyens humainset matériels ne se posent et que la durée normale pour acquérir sa CNI ne doitnullement dépasser les 20 jours. Toutefois, la question des rejets de certainsdossiers incomplets engendre des retards dans la mesure où ils retournent auservice de dépôt et le demandeur met plusieurs jours pour le mettre à jour. Néanmoins, au niveau de certains secteurs urbains, on estime que certainsdossiers sont rejetés, alors qu'ils sont complets étant donné que l'agent qui ala charge de leur réception vérifie toutes les pièces fournies. Si on avait àmultiplier la moyenne de 20 dossiers déposés quotidiennement, un nombre quiaugmente en début de semaine, par 12 (nombre de secteurs urbains de la communed'Oran), il est à déduire que la centralisation du service CNI, une décisionnationale, a montré ses limites, lorsqu'il s'agit des grandes villes commeOran, considérée comme étant la plus grande commune du pays. A ce sujet,certains citoyens considèrent que des mesures exceptionnelles s'imposent pouralléger la procédure. Certains iront jusqu'à s'interroger sur le rôle dessecteurs urbains, initialement des annexes communales, qui devaient aboutir àla création de véritables centres autonomes de décision et ce dans laperspective d'un éventuel découpage administratif pour en faire des APC.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : SChalal
Source : www.lequotidien-oran.com