
Le président de l'Association nationale des moudjahidine du ministère de l'Armement et des Liaisons générales (MALG), Daho Ould Kablia, a affirmé ce jeudi à Oran lors d'une communication qu'il a donnée en présence de ses camarades de lutte, que pour ce qui est de la démarche de reprendre les archives du MALG, «personnellement en tant que président, j'en avais parlé avec le directeur du DRS Si Toufik. Il m'a dit que de toute manière il y a une règle internationale en ce qui concerne l'accès aux archives».Amel Bentolba – (Le Soir) - En Algérie, les premiers textes dit-il, qui concernent la conservation des archives après l'indépendance, stipulaient que les archives sont accessibles au bout d'une trentaine d'années. «Mais quelles archives ' Celles qui se trouvent au niveau de la Direction nationale des archives, mais pas celles qui se trouvent au niveau de la Défense, celles-là , pour tout le monde, elles n'existent pas.Il lui a dit plus tard : «Je pense à créer comme les Français un centre d'étude historique, mais je n'y crois pas beaucoup, il faut qu'il y ait d'autres méthodes ou d'autres positions concernant ce volet», dira Daho Ould Kablia. Depuis le 7 juillet 1962, les archives que détenaient le MALG ont été reprises par l'ALN à sa demande dira l'intervenant et depuis elles sont confisquées, dira le colonel Hocine Snoussi, alors que Ould Kablia préfère utiliser le terme «conservées» au niveau du ministère de la Défense car, dit-il, «parler de confiscation est un mot lourd de conséquences».C'est un Daho Ould Kablia très fatigué et malade qui a tenu malgré cela à venir témoigner et évoquer l'Histoire. Soucieux, nous a-t-il confié de voir ses compagnons partir les uns après les autres, «nous ne sommes plus que quelques-uns à être encore en vie ; en une année, nous avons perdu 17 des plus valeureux du MALG. On a changé les statuts et on veut que ça soit ouvert aux jeunes».Sa communication de ce jeudi évoquait le rôle et les vérités sur le service de documentation extérieure et du contre-espionnage (SDECE) mis en place par la France pour contrer le FLN. «Il reste beaucoup à dire sur la fausse légende du SDECE fabriqué de toutes pièces par des acteurs écrivains, en mal de publicité. Tout dans des écrits de glorification bien loin de la réalité. Il y a un travail de mémoire à faire par les historiens algériens pour rétablir la vérité et la nettoyer de tout ce qui la pollue afin que les générations post-indépendance se réapproprient les actes et les combats qui ont fait cette grande Révolution.»Pour Daho Ould Kablia, après l'indépendance, le MALG a été victime de la prise de pouvoir. Il se remémore cette époque-là : «Boussouf a fait une lettre d'adieux aux cadres le 16 juin 1962, il leur a dit dans quelques jours, l'Algérie sera indépendante et vous allez rentrer au pays et le servir, vous êtes des militants à qui on ne peut rien reprocher ; je vous demande de ne pas interférer dans les affaires des dirigeants.Le MALG a été victime de la prise de pouvoir. Victime dans une certaine mesure, puisqu'il y a eu très peu de cadres du MALG qui ont rejoint l'équipe Ben Bella ou l'état-major, ceci a beaucoup touché Boumédiene». Il expliquera que ce n'est qu'après 1965 qu'il y a eu des agents du MALG nommés préfets, ambassadeurs, ministres. «Il y a eu 19 ministres, jusqu'en 2013; j'étais parmi les derniers qui ont fait partie du MALG, il y a eu 20 walis issus du MALG, 35 ambassadeurs et trois Premiers ministres issus du MALG : Belaid Abdeslam, Merbah et Smail Hamdani». Sollicité par la presse pour donner son avis sur la nouvelle Constitution, l'ancien ministre de l'Intérieur dira à ce sujet «je n'en parle pas, je suis en obligation de réserve, j'ai été ministre jusqu'en 2013 donc je n'ai pas d'avis à donner à ce sujet».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com