Les mélomanes d'Oran ont eu à entreprendre, samedi dernier, le temps d'un récital musical, un voyage à travers le temps et l'espace, où la culture espagnole était à l'honneur .
Le conservatoire d'Oran Ahmed Wahbi a abrité, samedi dernier, un spectacle musical, pour le moins original. Il s'était agi d'une sorte de «concert-conférence», animé par le musicologue et chef d'orchestre espagnol Ignacio Garcia Vidal. Ce dernier, accompagné par la violoncelliste Veronica Rubio, a fait voyager le public oranais au fin fond de l'Espagne, et cela, en animant une conférence sur la culture musicale de ce pays.
Sa prestation était ponctuée, assez régulièrement, par le jeu de Veronica Rubio qui, au violoncelle, faisait revivre les grandes 'uvres de musiciens espagnols. Il était aussi nécessaire, le musicologue ne parlant que sa langue natale, d'assurer, pendant le concert-conférence, l'interprétariat en français. Aussi, ce rôle a été attribué à Houaria Hadri. Le voyage a ainsi commencé par la Castille, considérée comme le temple de l'Espagne où la violoncelliste a fait tinter les notes musicales de Joaquim Castellanos. Viendra ensuite Madrid, la capitale, où «Musique nocturne de Madrid», l uvre de Luigi Bocherini, a été jouée.
Le voyage s'est poursuivi, un peu plus au nord de l'Espagne, à Galica, où le public a ainsi pu découvrir les 'uvres d'Isaac Albeniz, «asturias», et de Bieito Romoro, «Sonido del aire». Après, ce fut au tour du Pays Basque de faire connaître sa musique, et cela, notamment par le biais de Jesus Guridi, dont la musique interprétée ce samedi avait pour titre «Amorosa» (Amoureuse). Bien sûr, qui dit Espagne dit forcément Méditerranée, avec ce qu'elle peut receler de «villes-trésors».
La capitale de la Catalogne pour commencer, l'envoûtante Barcelone, où «Suite para cello solo», de Gaspard Gaisado, a été présentée. Plus à l'Ouest, la communauté de Valence a été mise en relief avec «Playera» de Pablo Sarasate, ainsi que «Mareta, Mareta», le célèbre air populaire valencien. Arrive maintenant le tour de l'Andalousie d'être «décortiquée» musicalement. Grenade pour commencer, ville d'ailleurs dans laquelle le musicien Manuel de Falla, auteur de «Danza del Molinero», a rencontré l'écrivain de renommée internationale, Federico Garcia Lorca.
Enfin, ce périple musical s'est achevé à Séville, capitale de l'Andalousie où le public a eu droit, en guise de conclusion, à du flamenco. C'est donc un très beau voyage, et à peu de frais, que les mélomanes d'Oran ont eu à entreprendre, samedi dernier, le temps d'un récital musical. A noter que le lendemain du concert, Ignacio Garcia Vidal a animé un atelier à l'Institut Cervantès, au profit des musiciens en herbe oranais. Cet atelier avait pour thème «La figure du chef d'orchestre, ses fonctions comme psychologue et comme coordinateur de groupe». Ignacio Garcia Vidal anime fréquemment ce genre d'ateliers à travers le monde, en Espagne bien sûr, mais aussi en Argentine, en Uruguay, en Colombie et en Equateur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Akram El Kébir
Source : www.elwatan.com