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Crise migratoire: l'association des amis de la RASD dénonce le chantage marocain



L'association des Amis de la RASD, a dénoncé la politique du chantage exercée par le Maroc qui agite la menace de l'immigration clandestine pour faire pression contre les pays de l'Union européenne (UE) afin de les amener à reconnaitre sa prétendue souveraineté sur le Sahara occidental."Depuis le 13 mai 2021, l'association des Amis de la RASD, observe avec effarement les images d'hommes, de femmes, de jeunes surtout qui tentent à tout prix de fuir leur pays, le Maroc, pour rejoindre à la nage ou à pied l'Espagne via la ville espagnole de Ceuta, située au Nord du Maroc", a indiqué l'association dans un communiqué signé par sa présidente Régine Villemont.
Elle a rappelé que, la presse a dénombré 8000 marocains, dont 2000 jeunes de moins de 16 ans qui ont essayé de rejoindre l'enclave de Ceuta, citant l'exemple d'un malheureux nourrisson, sauvé par un garde-côte, qui a beaucoup ému et a fait le tour des médias de la planète.
Selon l'association, "il était question pour Nasser Bourita, ministre et homme des basses œuvres de Mohamed VI, de punir l'Espagne qui avait eu l'audace de trahir son voisin et partenaire en accueillant Brahim Ghali, Président de la RASD, pour des soins Covid", déplorant le fait que des marocains soient devenus des pions du pouvoir, qui les invite à partir vers l'Europe au risque de se noyer et d'être immédiatement refoulés par les autorités espagnoles.
Dans ce contexte elle a souligné que, "depuis qu'il occupe le Sahara occidental, le Maroc est coutumier de telles pressions qui s'exercent partout, en direction des syndicats, des villes, des associations, des journaux, voire même de prestigieuses institutions culturelles ou universitaires", pour réclamer sa prétendue souveraineté sur le Sahara occidental.
Faisant état d'une solidarité avec le peuple sahraoui et le Front Polisario qui s'organise en France pour contourner ces pressions, l'association déplore, néanmoins, l'absence "d'une audience nationale forte dont devrait pourtant largement bénéficier le peuple sahraoui".
Elle a notamment estimé que "ce qui vient de se passer à Ceuta a multiplié par 100 voir par 1000 les habituelles pressions" exercées par le régime du Makhzen.
"Les autorités marocaines, Mohamed VI et Nasser Bourita n'ont pas compris ni admis pourquoi le "grand président américain" Trump, qui avait reconnu en 2020 leur souveraineté au Sahara occidental, n'avait pas été suivi par le reste du monde et par l'Europe en particulier, surtout l'Espagne et la France qui entretiennent de si étroits rapports commerciaux, financiers, industriels avec leur pays", a souligné la même source.
L'association française a fait remarquer que cet état de fait a amené le chef de la diplomatie marocaine à manifester partout "une fébrilité mal contrôlée qui a pris le risque de menacer la vie de milliers de ses compatriotes".
"Le Conseil de Sécurité, l'Europe vont-ils enfin prendre la mesure de cette obsession expansionniste de moins en moins contrôlée et engager de fermes dispositions pour que le pouvoir marocain prenne enfin la mesure du respect du droit international et du droit international humanitaire'", s'est notamment interrogé l'association.
Elle a également rappelé que, "Brahim Ghali, accueilli pour des soins médicaux en Espagne, est Président de la RASD, élu en 2016 et est aussi Secrétaire général du Front Polisario qui négocie avec le Maroc et que la RASD est un Etat membre de l'Union Africaine, notant que des textes, conventions, résolutions et arrêts existent et qu'il reste à les appliquer.
Enfin, l'association des amis de RASD affirme que, "le peuple sahraoui, qui depuis près de 50 ans lutte pour son indépendance dans le respect des règles et du droit international, attend avec impatience et une légitime certitude d'être enfin réellement soutenu et d'avoir la possibilité de disposer de lui-même en toute sécurité et liberté.
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