Oran - A la une

CRISE AU SEIN DE l'ANR Ça se complique



Au sein de l'ANR, le conflit qui couve ces dernières semaines est loin de s'estomper, tant les deux camps nous abreuvent de déclarations dont la contradiction et l'opposition voilent mal, très mal même, un bras de fer d'ordre éminemment générationnel et idéologique.
Dernier épisode en date, la controverse autour de la commission de discipline du parti dont les uns disent qu'elle a siégé il y a 10 jours pour auditionner les membres du bureau national, dont l'activité a été gelée, et ces derniers qui soutiennent le contraire. En effet, le secrétaire général de l'ANR confirme que ladite entité disciplinaire s'est réunie le 13 du mois en cours et a d'ailleurs, comme il le soutiendra, sollicité de lui, juste le lendemain, un complément d'information au sujet de certains griefs retenus contre Rachid Chenaf et ses camarades. Et Sahli se voudra plus explicite en faisant référence aux accusations et insultes que les secrétaires nationaux momentanément suspendus lui auraient adressées lors de la toute dernière réunion du bureau national du parti auquel, dira-t-il, «je devrais présenter des preuves matérielles». Exactement tout le contraire de ce qu'avance Rachid Chenaf, l'ex-secrétaire national à l'organique, un des sept concernés par cette audience qui soutient mordicus que la commission de discipline n'a pas siégé et qu'il était avec un autre camarade, les seuls à s'y présenter. Et de soutenir d'avoir discuté amicalement avec Abdelbaki Mérouani, le président de cette instance, qui «m'a assuré, dira-t-il, de ne s'en remettre qu'à sa conscience dans traitement de cette affaire». Et puis, ajoutera encore notre interlocuteur, la commission de discipline a été décapitée» avec la démission de trois de ses sept membres. Ce que Sahli réfute, qui dira n'avoir pas encore reçu pareils documents pour le moment. Aussi, Ahmed Seddiki de Tiaret qui fait partie des sept mousquetaires», affirme, pour sa part, n'avoir reçu la décision du gel de son activité au bureau national de l'ANR que ce mardi, le cachet de la poste faisant foi. Et d'ajouter n'avoir pas eu vent de la réunion de la commission de discipline du parti, et ce, pour n'y avoir pas été convié. Manière de «démentir» la version du SG quant à la tenue ou pas de cette «audience». Ce que, par ailleurs, nous n'avons pu confirmer, le président de cette instance disciplinaire étant parfois injoignable et parfois ne jugeant pas utile de répondre à nos incessants appels. Ce qui rajoute à la confusion qui ne fait que creuser davantage le fossé entre les deux camps. Sahli revient sur son accusation contre Chenaf Par ailleurs, le SG de l'ANR reviendra sur son accusation de Rachid Chenaf d'avoir monnayé des candidatures au nom du parti lors des législatives du 10 mai dernier, tenant à préciser avoir diligenté une commission d'enquête à l'effet de tirer au clair cette affaire. «Cette commission, qui a eu à entendre les têtes de liste du parti au niveau des 37 wilayas où nous nous sommes présentés, présentera ses conclusions au bureau national puis au conseil national du parti en septembre prochain», soutiendra Sahli qui dira ne pas voir d'inconvénients à la convocation par Chenaf et ses camarades d'une session extraordinaire de l'instance consultative du parti «pour peu qu'ils récoltent les signatures des deux tiers de ses membres». Et c'est à ce niveau que le conflit risque de se corser puisque au moment où Chenaf parle de 124 membres du conseil national du parti, Sahli évoquera le nombre de 251. Un «paramètre» arithmétique de taille qui compliquera davantage l'équation à plusieurs paramètres qui voilent mal la seule inconnue : l'enjeu du conflit d'ordre éminemment idéologique et générationnel. Ce que Chenaf et ses camarades avouent et assument ouvertement et que Sahli s'évertue à réfuter en parlant d'une légitimité historique dont se prévaudraient les contestataires. Ces derniers, comme «soucieux» de ne pas perdre le potentiel idéologique qu'ont légué les Rédha Malek, Mustapha Lacheref et consorts, ne comptent pas se laisser faire. «Le cas échéant, nous solliciterons le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs», dira M. Seddiki qui dit regretter que des militants traînant en grande majorité de longues années de militantisme soient sacrifiés sur l'autel d'une prétendue stratégie de regénération des rangs du parti. Aussi, Chenaf fera part d'une réunion prévue à Oran vers la fin du mois en cours à l'effet, dira-t-il, d'élaborer une feuille de route». Celle-ci comprendrait, entre autres actions envisagées «la saisine de la justice en vue d'invalider les décisions émanant du dernier conseil national tenu les 15 et 16 juin à Sétif», nous apprendra notre interlocuteur qui dira solliciter, pour ce faire, et, tout prochainement, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)