Oran - Revue de Presse

Crime de Bastos



Deux accusés condamnés à 8 ans de réclusion et le troisième acquitté La cour criminelle d’Oran a condamné les deux mis en cause B.M. et M.I., accusés dans une affaire d’association de malfaiteurs, vol qualifié, homicide volontaire et port d’armes prohibées et cela, après les avoir acquittés de l’homicide volontaire. D’un autre côté, le troi-sième inculpé dans cette même affaire, à savoir le dénommé H.M.Y., a été acquitté des griefs retenus contre lui. Les faits remontent au 9 septembre de l’année passée où des amis dont la jeune victime, se rendaient dans une maison appartenant aux parents de l’un d’eux à Aïn El Turck pour y passer la soirée. En cours de route et plus précisément au niveau Bastos, c’est la panne. Face à cet imprévu, ces derniers essayeront de trouver une solution. Lorsqu’un automobiliste passa, nos jeunes reprendront espoir surtout lorsque l’on sait que cet endroit était réputé pour être le fief d’une bande d’agresseurs qui semait la terreur et que même d’autres agresseurs ne s’y aventuraient pas. En les voyant, il s’approcha d’eux puis repartit. Juste après son passage, ils furent assaillis par une bande de jeunes agresseurs les menaçant avec des armes blanches. Selon les victimes, ces agresseurs étaient plus d’une douzaine. Ils les délesteront de leurs portables et autres objets qu’ils avaient sur eux. Passé l’effet de surprise, les victimes de cette agression prendront la fuite en courant chacun de son côté. Quelques mètres plus loin, ils trouveront le corps de leur ami R.D. ainsi qu’un groupe de quatre jeunes gens autour de lui. Ces derniers expliqueront aux arrivants qu’ils sont des harraga et qu’ils s’apprêtaient à partir. Mais voilà qu’ils ont trouvé ce corps au milieu de la route. Selon les premières constatations, le jeune R.D. était décédé. Evacué à l’hôpital, cette éventualité fut confirmée par le personnel soignant. Quant à sa mort, elle est due, selon le rapport d’autopsie, à un choc reçut au niveau des vertèbres cervicales. Selon toute vraisemblance, R.D. a été percuté par un véhicule qui roulait à grande vitesse. Une enquête est alors ouverte. Les amis de la victime ont été entendus par les éléments de la police, de même que par le magistrat instructeur. Ils expliqueront dans leur déposition qu’ils ne se rappellent pas exactement de leurs agresseurs. Néanmoins, l’un d’eux confirmera que c’est B.M. qui l’a agressé avec un couteau lui demandant de lui remettre ce qu’il avait sur lui. Appelés à la barre, les trois accusés donneront chacun une version. Même si B.M. a reconnu l’agression, il réfutera le grief d’homicide. Alors que les deux autres inculpés jureront qu’ils sont étrangers à toute cette histoire. Par ailleurs, la seule victime qui était présente à l’audience insistera sur le fait que c’est B.M. qui l’a agressé alors qu’il doute de la participation de M.I. Concernant le troisième mis en cause, H.M.Y. cette même victime affirmera qu’il n’était pas du groupe. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère Public reviendra sur les agressions à arme blanche qui prennent une recrudescence alarmante, et il requit la perpétuité pour les trois accusés. La défense de B.M. plaidera l’acquittement pour l’homicide et les circonstances atténuantes pour les autres griefs. Alors que celle des deux autres prévenus, elle demandera tout simplement un acquittement de tous les chefs. A l’issue des délibérations, la cour a condamné B.M. et M.I. à huit ans de réclusion tout en les acquittant de l’homicide.
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