Mme Nacéra Belabbes est dans tous ses états. Elle, qui cumule 24 ans d?ancienneté dans le métier ingrat d?enseignante, s?estime fortement lésée par rapport à ses collègues. « Au début de ma carrière professionnelle, j?ai toujours été convoquée pour la correction des épreuves du baccalauréat, à Oran et à Sidi Bel Abbes. Et même si cela me causait des ennuis dans mon foyer, je répondais toujours présente. La période était difficile du point de vue sécuritaire, mais je bravais le danger pour honorer sans rechigner la mission qu?on me confiait. La rétribution de la correction était très dérisoire, mais j?y allais malgré tout, contrairement à beaucoup de mes collègues qui se cachaient derrière des certificats médicaux pour éviter cette contrainte ». Aujourd?hui, cette enseignante des lettres arabes dira dans une longue correspondance transmise à sa hiérarchie : « mon directeur de lycée évite de me proposer pour cette correction parce que je n?ai pas la langue dans ma poche. J?ai toujours dénoncé les injustices. Je dérange et on veut me priver de cette expérience enrichissante qu?est la correction des épreuves du Bac. Il faut dire aussi qu?aujourd?hui, les correcteurs sont très bien rémunérés et pour me sanctionner d?une manière subtile, on touche à mon porte-monnaie. »
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Posté par : sofiane
Ecrit par : C. B.
Source : www.elwatan.com