Le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) soutient et défend, en tant que représentant d'une large catégorie d'employés du secteur de l'éducation, les droits et les intérêts des travailleurs des corps communs.
Les membres de ce syndicat ont adressé une lettre ouverte au président de la République, pour attirer l'attention sur la situation difficile vécue par cette catégorie des travailleurs de l'éducation. Le SNTE réclame l'intégration des travailleurs des corps communs au sein des secteurs dans lesquels ils travaillent pour leur permettre de bénéficier des droits et privilèges au même titre que l'ensemble des travailleurs de la fonction publique du secteur. Et surtout la généralisation ou l'ouverture du statut particulier aux travailleurs des corps communs et aux travailleurs professionnels pour garantir leur inclusion dans les lois qui préservent leurs droits professionnels. Les membres du SNTE ont, à travers cette missive, évoqué la situation difficile à laquelle se trouve confrontée cette catégorie des travailleurs. En précisant que ces travailleurs constituent un pilier du secteur éducatif et jouent un rôle fondamental dans le soutien au progrès du processus éducatif. Déplorant que les travailleurs des corps communs vivent dans des conditions sociales et professionnelles très difficiles. Et ce, malgré le rôle que joue ce groupe dans la stabilité de l'établissement d'enseignement.
Et de souligner que cette catégorie (corps communs) est considérée comme l'un des groupes les plus marginalisés, notamment par le fait qu'elle n'a pas été concernée par les récentes augmentations de salaire. Sachant que cette catégorie a des salaires mensuels très faibles. Les membres du SNTE sollicitent l'intervention du président de la République pour l'intégration de ces travailleurs dans le secteur de l'éducation et l'ouverture du statut particulier des fonctionnaires de l'éducation nationale aux corps communs. Et de consacrer un régime indemnitaire spécial au profit de cette catégorie, en tenant compte de la nature du travail de ce groupe et de ses conditions sociales. Ils proposent, également, la création d'une subvention spéciale versée régulièrement pour soutenir leurs maigres salaires, de manière à leur garantir une vie décente. Les rédacteurs de la lettre disent qu'ils se sentent gênés « en tant qu'employés du secteur de l'éducation, nous ne pouvons exprimer notre joie suite à l'approbation du nouveau statut particulier des fonctionnaires de l'éducation et des augmentations approuvées en notre faveur tant que nos collègues professionnels et les travailleurs des corps communs ne seront pas inclus dans les améliorations ou les augmentations ». Précisant que cet état de fait est incompatible avec les principes de justice sociale que vous défendez toujours. A noter que les statuts particuliers des secteurs de l'éducation et de la santé approuvés par le Conseil des ministres, le 22 décembre dernier, n'englobent pas les travailleurs relevant des corps communs qui sont régis par un statut particulier séparément des secteurs dans lesquels ils exercent.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M. Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com