Oran - Revue de Presse

Coopératives immobilières de Bir El-Djir



Des manques et des doléances «La situation est invivable dans de nombreuses agglomérations urbaines rattachées à la commune de Bir El-Djir.» C’est là le sentiment partagé par beaucoup de citoyens… Depuis plus d’une di-zaine d’années, ce sont pratiquement les mêmes problèmes de l’eau potable, de la voirie, de l’éclairage… qui sont posés et reposés, plus particulièrement au niveau des coopératives immobilières, sans qu’une solution soit apportée pour y remédier. L’été, pour de nombreux habitants de la commune de Bir El-Djir, est vécu comme un enfer. Il n’y a pas que les odeurs nauséabondes qui frappent le visiteur, il y a d’autres calvaires que consomment les populations au quotidien. Ici et là, dans cet étalage urbain qui s’étire à perte de vue de cette commune située sur le prolongement à l’Est d’Oran, ce sont par endroits des îlots d’habitations entiers, nés sous le poids de l’urgence, il y a plus d’une décennie, qui sont abandonnés à leur triste sort. Le plus souvent sans eau, sans voirie, parfois sans éclairage public, sans assainissement. «On nous a gavés de promesses, rien que des promesses. Mieux, on a eu souvent affaire à des interlocuteurs parmi les gestionnaires locaux qui cherchent à gagner du temps. La triste réalité est que nous avons adressé une centaine de correspondances, avec accusé de réception s’il vous plaît, et à chaque fois le problème de manque de moyens est invoqué», s’exclame Ouadah Mustapha, président de l’Association ‘Promotion 407’, qui estime que le problème majeur auquel sont confrontés les habitants de la coopérative immobilière lot 407 (située en face de l’hôpital pédiatrique) est l’eau, outre la voirie, l’éclairage public et le ramassage des ordures. «Aujourd’hui, encore, enchaîne-t-il, on se demande avec qui il faut parler puisque tout le monde sait que le problème auquel on est confronté s’apparente à une escroquerie. L’argent devant servir à la réalisation du branchement du réseau d’AEP (des milliards de centimes) a été détourné et cela remonte aux années 95. L’agence foncière à l’époque avait réalisé un réseau d’adduction non conforme; ce qui a d’ailleurs amené l’EPEOR à refuser la réception de l’ouvrage. Franchement, nous sommes plus de 550 habitants à vivre dans cet îlot et nous n’avons plus de patience à déployer. Il est insensé que nous continuions à s’approvisionner en citerne après tant d’années. Le hic est que l’ex-wali avait instruit les gestionnaires locaux pour régler le plus tôt possible ce problème d’AEP. Sans succès d’ailleurs puisque les semblants de travaux engagés en 2003 n’ont pas l’air d’avancer». La situation est encore plus renversante à Haï Khémisti, notamment au niveau de l’îlot. Un îlot qui englobe dix coopératives, totalisant près de 200 habitations individuelles, dans un périmètre où se trouvent une crèche et d’autres infrastructures d’utilité publique. Pour ces coopératives créées en 1988, l’APC de Bir El-Djir leur a attribué des terrains d’assiette avec, à leur charge, la viabilisation, l’électrification, l’AEP et le bitumage des ruelles. Malheureusement, par manque de moyens financiers, avance-t-on, ces coopératives n’ont pu réaliser que la viabilisation et l’électrification. Pourtant le poste transformateur, confie un habitant, a été financé par les habitants et a servi par la suite à alimenter, en énergie électrique, sans aucune contrepartie, tous les habitants du secteur Est de Bir El-Djir. « Dans la logique des choses, ces coopératives ont aidé à solutionner en partie la crise du logement au niveau de la wilaya. Nous n’ignorons pas que l’Etat continue à faire des efforts pour résoudre les problèmes du logement et assurer une vie décente aux citoyens, néanmoins rien n’a été fait par les services compétents pour prendre en charge les travaux d’AEP, bien entendu à charge pour les habitants de contribuer symboliquement aux frais de branchement au réseau d’AEP, comme on l’a fait en 2003 avec Sonelgaz pour le branchement au gaz naturel. Il faut dire que la vie quotidienne pour de nombreux habitants n’a subi aucun changement depuis des années. Ceux-ci trouvent insensé que le problème de voirie n’ait pas été réglé. Mêmes doléances pour les habitants des lotissements des agences foncières de Sidi El Bachir et Khémisti qui continuent à endurer et rien ne semble régler leurs déboires. Une situation de trop pour la municipalité de Bir El-Djir qui fait désormais du grand projet urbain mais qui fonctionne comme dans le passé, malheureusement, avec le même organigramme depuis son érection en tant que commune. Mais là, c’est une autre histoire...
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)