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Coopération algéro-japonaise dans le domaine des énergies renouvelables: Deux grandes manifestations scientifiques prévues à l'USTO



Les 15, 16 et 17 mai prochains, l'Université Mohamed Boudiaf (USTO), abritera deux grandes manifestations scientifiques, se rapportant à la recherche sur les énergies renouvelables. Il s'agit du deuxième forum Asie-Arabe sur les énergies renouvelables et le quatrième Workshop international sur le programme algéro-japonais «Sahara Solar Breeder» (SSB). C'est ce qu'on peut lire dans le communiqué de presse qui nous a été remis par les professeurs Stambouli et Flazy, membres du comité d'organisation de ces deux manifestations. Concernant le second forum, il est la suite prévue du premier, tenu en août 2011 à Nagoya, au Japon. Lors des débats qui ont suivi la lecture du communiqué de presse, les deux professeurs, ainsi que Madame Khiat, une enseignante à l'USTO, se sont expliqués sur le choix de l'USTO et partant de l'Algérie et surtout sur l'intérêt des Japonais, institutions publiques et industriels privés, au potentiel de l'énergie solaire dont dispose l'Algérie. Dans ce sens, l'on apprendra que 70% des participants aux prochaines manifestations viennent du Japon. Ils proviennent des universités de ce pays mais aussi des grandes entreprises de ce pays qui travaillent dans le domaine du ciment, de l'eau et bien évidemment des énergies. Du côté des participants, on attend aussi des hôtes de la Russie, de l'Arabie Saoudite, des Emirats Arabes unis, du Maroc, de la Tunisie,… et probablement d'Egypte. Mais c'est le projet dit «SSB» qui a retenu le plus d'attention, et pour cause, il a bénéficié de l'aval du Conseil scientifique nippon et a été discuté dans le cadre du G8 en 2009, dira le professeur Stambouli. Il dira «c'est un projet académique, économique et culturel». Deux villes de l'Ouest algérien ont été retenues comme terrain de recherche pour ce projet, nous signale-t-on. Il s'agit de Saïda et d'Adrar. Le choix de cette dernière s'explique par la spécificité de son sable, remarquera le professeur Flazy. Les experts japonais ont relevé que ce sable contient 71% de silice, matière première pour la fabrication de la silicone. Par ailleurs, on nous indique que le grand Sahara détient 48% des réserves énergétiques mondiales, en provenance du solaire en raison de son grand ensoleillement. On s'attend à ce que le projet «SSB» débouche sur la production de 100 giga-watts, aux horizons 2050, ce qui constitue une véritable révolution énergétique, nous explique-t-on.
Ce sont les agences japonaises, à savoir : Japan Science and Technology (JST) et Japan International Cooperation Agency (JICA) qui prennent en charge le financement du «SSB» à hauteur d'un million de dollar par an et sur une période de cinq ans. Par ailleurs, on nous signale que dès le 8 mai prochain, les Japonais procèderont à l'installation du système dit webleas «Web Learning Système» à l'USTO qui permettra l'enseignement à distance, c'est-à-dire à partir des universités et instituts japonais. Sur le plan de la formation, l'on saura que l'USTO a ouvert cette année un master en énergie renouvelable qui s'ajoute au master sur le contrôle et la conduite photovoltaïque. L'année prochaine, on prévoit l'ouverture d'un doctorat dans ces spécialités. Aussi, on nous affirme qu'un doctorant doit terminer incessamment son doctorat cette année grâce au système Webleas et que dans le cadre du «SSB» il est prévu la formation de 8 autres doctorants dans 8 spécialités se rapportant à ce projet.
Signalons que les étudiants en master ont assisté à ce débat entre presse et professeurs organisateurs des deux prochaines manifestations.


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