Oran - Revue de Presse

Contrôle technique des véhicules La bousculade s'accentue



A une semaine de l'expiration du délai légal pour le contrôle technique des véhicules âgés entre 3 et 6 ans, les stations spécialisées dans cette opération enregistrent une grande affluence. Un « remake » du scénario de décembre 2005 est appréhendé par les différents opérateurs du circuit. Pour de nombreux automobilistes concernés et gérants de stations de contrôle technique automobile, « le délai fixé par les pouvoir publics est insuffisant. Il y a risque de se retrouver avec de nombreuses voitures non contrôlées sur nos routes ». Ils en veulent pour arguments : « D'une part, le nombre des centres de contrôle est insuffisant au regard du parc automobile, dont les véhicules touristiques immatriculés entre 2001 et 2004 représentent une bonne part et les stations de contrôle sont astreintes à un régime de quota (nombre limité de visites par jour, tranche horaire étroite), et, d'autre part, les autorités n'ont pas institué une priorité de passage pour cette catégorie de véhicules au niveau de la chaîne de contrôle, où tous les véhicules qui pointent au portillon sont pris en charge pêle-mêle. Logiquement, il doit y avoir un service prestataire favorable à la catégorie concernée ». Les autorités concernées, coiffées par le ministère des Transports, ne veulent pas entendre parler de prolongement de délais. Leur contre-argument se résume au fait qu'« un délai suffisant, 6 mois, a été accordé pour cette catégorie de véhicules. Le directeur de l'Entreprise publique de contrôle technique automobile (COTA), Ali Touahri, ne l'a pas dit à demi-mot, il y a quelques jours : « Cette fois-ci, l'argument de la mauvaise circulation de l'information invoqué par les automobilistes il y a deux ans pour obtenir une prolongation des délais, risque d'être rejeté par les pouvoirs publics », a-t-il. Selon lui, ce sont les nombreux retardataires qui sont à l'origine de cette situation « qui aurait pu être évitée si les concernés, qui bénéficiaient pourtant d'un délai de six mois, du 1er juillet au 31 décembre 2007, pour effectuer cette opération obligatoire, s'y étaient pris à temps ». Pour le gérant d'une agence privée de contrôle technique automobile, installée dans la wilaya d'Oran, « vu la cadence, il y a matière à douter que l'ensemble des véhicules concernés par cette phase puissent passer le contrôle avant l'échéance du 31 décembre. Certes, nous (les agences de contrôle) ne disposons pas de statistiques sur le parc automobile nous permettant de jauger, ne serait-ce qu'à peu près, le taux du parc contrôlé en les comparant avec nos états mensuels, mais au regard du train auquel avance l'opération, je crains que la prolongation du délai-limite s'avère indispensable, comme cela a été le cas en décembre 2005 ». Le même opérateur privé souhaite que les pouvoirs publics mettent sur un même pied d'égalité, en matière d'heures ouvrables, les stations privées avec celles publiques de la COTA, qui sont ouvertes de 7 h à 21 h. Ce cycle de contrôle risque d'avoir une fin pour le moins perturbée du fait qu'il est « bousculé » par l'imminence du cycle suivant, à savoir le 1er janvier 2008, début du contrôle technique obligatoire pour les véhicules immatriculés en 2005 et dont le nombre est assez important. Curieusement, d'après les informations recueillies auprès de plusieurs opérateurs et autres taxis, légion sont les propriétaires de véhicules immatriculés en 2005 qui ont déjà commencé à affluer vers les « centres de scanner » - pour s'en tenir au jargon des taxis -, se rangeant toute la journée dans la file d'attente à côté des véhicules 2001 - 2004 ou ceux venant pour une contre-visite. « Effet psychose », « mauvaise information », « histoire de prendre la température du circuit et se renseigner davantage », les explications de cet afflux précoce des véhicules 2005 divergent, étonnent parfois. Une chose est sûre, nombreux sont les usagers qui sont mal renseignés, comme nous avons pu le constater dans certaines stations de contrôle à Oran.
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